(Montréal) En quelques occasions cette saison, Wilfried Nancy a déclaré aux journalistes qu’il ne regardait pas le classement de la MLS. Il a fait exception à cette règle, dimanche, et quand il a mis fin à l’exercice, il a ressenti « des regrets », de son propre aveu.

Michel Lamarche La Presse Canadienne

Après les rencontres jouées au cours du week-end en MLS, le CF Montréal (11-10-10) totalise 43 points et partage le sixième rang de l’Association Est avec les Red Bulls de New York (12-11-7) et Atlanta United (11-9-10).

Mais parce que la formation montréalaise a disputé un match de plus que ces deux clubs, elle occupe, en fait, le huitième échelon. C’est un rang sous la barre qui délimite les équipes qui seront qualifiées pour les séries éliminatoires et celles qui en seront exclues après la journée finale du 7 novembre.

Et il ne faut pas oublier, dans cette lutte acharnée, le New York City FC (12-11-8), qui se classe cinquième, un point devant les trois autres, et D. C. United (12-14-5), qui se trouve à deux points du CF Montréal.

« Dès le début de l’année, je savais qu’il fallait entre 13 et 15 victoires pour faire les séries », a mentionné Nancy, lundi, en visioconférence.

« Maintenant qu’il nous reste trois matchs, bien sûr que c’est important de regarder (le classement). J’ai passé du temps et, en tant que compétiteur, j’avais la petite boule au ventre. Je ne dis pas qu’on devrait avoir 10 points de plus ; je dis qu’avec deux ou trois points en plus, ç’aurait été un peu plus intéressant. Ç’aurait justifié ce que l’on fait de bien », a-t-il nuancé.

L’entraîneur-chef ne s’est pas lancé dans une énumération de matchs où son équipe a perdu des points dans les dernières secondes, comme samedi soir à Toronto, par exemple. Tout comme il veut éviter d’analyser le calendrier des formations contre lesquelles ses joueurs bataillent, incluant le duel du 3 novembre entre Atlanta United et les Red Bulls qui pourrait aider la cause de sa troupe.

« On a tout regardé. Encore une fois, je ne suis pas trop fanatique de ça parce que ce sont des suppositions et par expérience — ça fait pas mal de temps maintenant que je suis avec l’équipe première — il y a toujours des résultats bizarres. Quand je dis bizarre, c’est qu’on ne s’attend pas à ce que des équipes gagnent et finalement, elles vont gagner, parce qu’il y en a qui sont déjà dans les séries, qui font des rotations, parce que tout le monde peut gagner contre tout le monde », a fait remarquer l’entraîneur-chef du CF Montréal.

« Effectivement, il y a des gros matchs qui arrivent, il y a des équipes qui vont se rencontrer, déjà hier (dimanche), ç’a commencé avec la Nouvelle-Angleterre et Orlando. La Nouvelle-Angleterre avait reposé tous les “cadres”, ça s’explique et je comprends pourquoi. Après, c’est la fiction, c’est la supposition. Moi, ce qui m’intéresse, c’est que l’on est toujours maître de notre destin. On joue contre les Red Bulls de New York la semaine prochaine, il faut que l’on ait un bon résultat contre eux. »

Ce match crucial, samedi prochain, pourrait marquer le retour au jeu de Romell Quioto, qui n’a pas joué depuis la victoire du CF Montréal contre Atlanta United le 2 octobre. Lors de cette partie, Quioto avait inscrit les deux buts des siens dans un gain de 2-1.

Par ailleurs, le Finlandais Lassi Lappalainen est de nouveau disponible, lui dont la dernière sortie remonte au 25 septembre contre le Crew de Columbus.