(Montréal) À moins de deux mois de la dernière journée du calendrier de la MLS, le CF Montréal se trouve dans une position bien plus enviable que ce que bon nombre d’observateurs avaient prédit avant que ne s’amorce la saison. Cela dit, la lutte pour une place dans les éliminatoires dans l’Association Est est pleinement engagée et les hommes de Wilfried Nancy seront fortement sollicités avec six matchs d’ici le 2 octobre, dont un hors calendrier.

Michel Lamarche La Presse Canadienne

Dans les faits, ce difficile parcours, a commencé samedi dernier, et sur une mauvaise note avec une défaite de 1-0, à domicile, face au Nashville SC. Il se poursuivra mercredi soir en territoire souvent très hostile, celui du Orlando City SC, dont la fiche de 7-1-4 à domicile est l’une des meilleures du circuit Garber.

« Comme bien d’autres endroits dans la ligue, c’est toujours difficile d’obtenir un résultat (positif) à Orlando pour un club visiteur », a reconnu le milieu de terrain Djordje Mihailovic, en visioconférence lundi après-midi.

« La chaleur est un facteur, l’atmosphère qu’apportent ses supporters se veut un autre élément. Ils sont très près de nous au classement et le fait de pouvoir récolter un résultat à Orlando nous serait très bénéfique au niveau psychologique, mais aussi au classement », a-t-il ajouté.

PHOTO MITCHELL LEFF, ARCHIVES USA TODAY SPORTS

Djordje Mihailovic

Avec ses 10 victoires et huit verdicts nuls en 23 rencontres, Orlando détient une avance de sept points sur le CF Montréal (8-8-7), qui occupe le septième rang du classement général de l’Association Est, le dernier donnant accès aux séries éliminatoires de la MLS.

Lorsqu’ils regardent devant eux, les joueurs du CF Montréal voient que New York City FC (34 points) et l’Union de Philadelphie (32 points) sont encore très accessibles. D. C. United a le même total de points que la troupe montréalaise, mais se classe sixième à cause de ses neuf victoires.

Toutefois, s’ils jettent un regard dans le rétroviseur, ils verront Atlanta United avec un seul point de retard, et l’Inter de Miami CF seulement deux points derrière et avec une partie en banque.

Or, avant même de jouer son match mercredi soir, le CF Montréal pourrait avoir glissé d’un échelon au classement si Miami devait vaincre le Toronto FC mardi soir dans la Ville reine.

Comme l’a souligné Mihailovic lundi après-midi, les clubs vont relever leur intensité et, peut-être plus particulièrement encore, ceux qui soufflent dans le cou du CF Montréal.

« Nous nous trouvons dans une position vraiment intéressante au classement. Les clubs derrière nous feront tout en leur possible pour nous sortir (du portrait des éliminatoires), et il n’y a que quelques équipes devant nous qui sont vraiment proches », a d’abord analysé Mihailovic.

« Donc, chaque match importe comme s’il s’agissait du dernier de la saison. Nous allons devoir attaquer le dernier tiers du calendrier en nous disant que chaque partie est vitale dans notre quête pour une place dans les éliminatoires. »

Cette séquence verra d’abord l’équipe montréalaise disputer un deuxième match cette semaine, dimanche, au stade Saputo, face au Fire de Chicago (23 points), un adversaire très prenable.

Les trois autres duels risquent d’être plus ardus alors que les hommes de Wilfried Nancy rendront visite au Crew de Columbus (25 septembre) avant de recevoir le Revolution de la Nouvelle-Angleterre (29 septembre) et Atlanta United (le 2 octobre).

À tous ces matchs, il faudra ajouter celui contre le HFX Wanderers, le 22 septembre, à Halifax, dans le cadre du Championnat canadien.

Un calendrier aussi chargé représente un casse-tête pour tout entraîneur qui veut gérer l’utilisation de son personnel de façon aussi efficace que possible.

D’ailleurs, Nancy a découvert, au fil du temps, que la planification, aussi précise soit-elle, est difficile à maintenir sur une aussi longue période.

« La première année où j’ai été entraîneur adjoint, je me suis dit que l’on pouvait planifier plein de choses et après, en fait, je me suis rendu compte que non. Oui, c’est bien de planifier, mais après, on est obligé de’coacher le moment’ », a précisé Nancy à ce sujet, lundi.

« À l’époque où il y avait Ignacio Piatti, on se disait qu’il fallait qu’on le fasse souffler lors de tel match ou tel match ou tel match ou telles minutes, mais le contexte du match faisait que c’était difficile. Là, c’est un peu la même chose. Oui, on aime anticiper, oui on a un plan. On a toujours un plan B, si on a besoin de s’ajuster, si on a besoin de prévoir la séquence de matchs qui arrivent. Mais c’est rare que l’on se tienne à ce plan-là à 100 %. »

En ce qui a trait à l’adversaire de mercredi, il représente un défi différent que celui qui attendait la formation montréalaise samedi soir au stade Saputo.

« Nashville, on connaît ses qualités de bien défendre et d’exploiter des contres, et beaucoup de jeu physique. Orlando est une équipe qui s’ouvre un peu plus », a observé Nancy.

« L’année dernière, (ses joueurs) avaient commencé à mettre des choses en place et cette année, ils ont une bonne particularité dans leur façon de jouer où ils défendent la plupart du temps à quatre, et après quand ils attaquent, ils attaquent avec trois défenseurs qui restent en défense. On a quelque chose qu’on doit mettre en place pour essayer de faire mieux par rapport au dernier match et pour remporter ce match-là. »