La pause internationale force un changement à notre programme habituel : notre Regard sur l’Europe reviendra en force la semaine prochaine. En attendant, voici quelques faits saillants de rencontres disputées par les sélections nationales en qualifications pour la Coupe du monde de 2022 au cours des derniers jours.

Jean-François Téotonio
Jean-François Téotonio La Presse

Deux plans de match bien différents, mais deux résultats semblables : le Canada a fait match nul 1-1 contre les États-Unis à Nashville, dimanche, trois jours après avoir obtenu le même résultat face au Honduras à Toronto.

Dimanche, le sélectionneur John Herdman a opté pour des tactiques défensives, choisissant de limiter l’offensive canadienne à la contre-attaque. Question de contenir la force de frappe des États-Unis, classés 10es au monde.

Le plan de match du Canada (59e, selon la FIFA) a particulièrement bien fonctionné en première demie, conclue avec un taux de possession largement en faveur des Américains (76 %), mais au score de 0-0.

Les voisins du Sud ont finalement ouvert la marque à la 55minute, le Canada a répliqué grâce à Cyle Larin – son 12but en sélection en 2021 – à la 62e, et on s’est partagé un point chacun. Notons aussi l’électrisante course d’Alphonso Davies à gauche pour le service à Larin sur ce but.

Si ce résultat a une saveur de défaite pour les Américains, les Canadiens sont repartis du Tennessee avec le sentiment du devoir accompli. Ils en voulaient même plus, signe de l’évolution fulgurante de cette équipe.

Le match nul contre le Honduras jeudi n’avait toutefois pas la même aura. Sans être un résultat entièrement décevant, l’unifolié avait les moyens, et l’envie, d’aller chercher quelque chose de mieux.

Le Canada a dominé le Honduras en matière de possession, avec un plan de match résolument offensif. Mais son manque cruel de finition lui a coûté les deux points supplémentaires. Il lui faudra assurément trouver l’instinct du tueur dans le dernier tiers pour la suite du parcours en qualifications. Le Mexique domine déjà le tableau de la CONCACAF avec six points, après deux victoires en deux matchs.

Le Canada pourra se reprendre mercredi à Toronto contre le Salvador, lors du troisième match du calendrier compressé de cette fenêtre internationale.

La France ne gagne plus

Ressent-on encore les soubresauts du choc qu’a vécu la France lors de sa défaite contre la Suisse en huitièmes de finale à l’Euro 2020 ?

PHOTO FRANCK FIFE, AGENCE FRANCE-PRESSE

Le Français Karim Benzema

Les Bleus n’ont pu faire mieux que deux matchs nuls de 1-1 cette semaine, contre la Bosnie-Herzégovine et l’Ukraine. Dans les deux cas, l’adversaire a marqué en premier.

En fait, la France n’a pas remporté de match depuis son entrée en matière contre l’Allemagne, en ouverture de rideau de l’Euro. Depuis, c’est quatre matchs nuls et une défaite en tirs de barrage contre les Suisses.

Premiers du groupe C de la section européenne des qualifications avec encore huit matchs à jouer, les Français n’ont pour l’instant aucune raison de s’inquiéter. Mais Didier Deschamps devra trouver le moyen de sortir l’équipe de France de son marasme ce mardi contre la Finlande, encore une fois un adversaire accessible. Et ce, sans Kylian Mbappé, déjà hors circuit samedi dernier contre l’Ukraine.

Ronaldo, encore

Le Portugal se dirigeait mercredi vers une gênante défaite de 1-0 contre l’Irlande… jusqu’à ce que Cristiano Ronaldo fasse ce qu’il sait faire de mieux : marquer des buts.

Et pas n’importe lesquels. Son 110but avec le Portugal, marqué à la 89minute pour égaliser la marque, faisait de Ronaldo le plus grand marqueur de l’histoire du soccer masculin international.

Puis, à la 96minute, il en rajoutait avec son 111e. Sa frappe de la tête donnait la victoire au Portugal… et sauvait l’emploi de son entraîneur Fernando Santos, sur la sellette depuis une élimination hâtive et peu inspirée en huitièmes à l’Euro.

Notons que le record de buts internationaux, tous genres confondus, appartient à notre Christine Sinclair nationale, loin devant avec 187 filets pour le Canada.

Parmi les autres faits saillants de la dernière semaine

  • L’Angleterre a fait feu de tout bois, s’emparant de deux victoires décisives de 4-0 contre la Hongrie et Andorre. Elle pourrait prendre le contrôle définitif de son groupe en l’emportant face à la Pologne, mercredi.
  • Romelu Lukaku a continué sur sa lancée avec trois buts en deux matchs pour la Belgique, qui l’a emporté 5-2 contre l’Estonie, puis 3-0 contre la République tchèque.
  • Gareth Bale a marqué un triplé face à la Biélorussie dans un gain de 3-2 du pays de Galles, dimanche, dont un but dans les arrêts de jeu pour aller chercher la victoire.
  • L’Italie continue de ne pas perdre. Elle a égalé le record mondial avec sa séquence de 36 matchs sans défaite, dimanche contre la Suisse (0-0). Elle voudra l’éclipser mercredi, contre la Lituanie.

LE FIASCO BRÉSIL-ARGENTINE

PHOTO MAURO PIMENTEL, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Lionel Messi et Neymar

Pourquoi le choc Brésil-Argentine a-t-il été interrompu par les autorités sanitaires brésiliennes ? Reprendra-t-il à une date ultérieure ? Au lendemain de cet épisode ubuesque, beaucoup de questions restaient sans réponse, lundi. Les images surréalistes des membres de l’agence sanitaire Anvisa pénétrant sur la pelouse pour stopper le match étaient à la une de journaux du monde entier, notamment en Argentine, où Olé a qualifié la scène de « plus grande mascarade du football mondial ». Dans un communiqué diffusé lundi, la FIFA a dit « regretter les scènes qui ont précédé l’interruption du match, qui ont empêché des millions de supporteurs d’assister à un match entre deux des plus grandes nations au monde ». Les fans de ballon rond salivaient à l’idée de ce « superclasico », première opposition entre Neymar et Lionel Messi depuis que le sextuple ballon d’or argentin a rejoint le Brésilien au Paris Saint-Germain, mais ils ont eu droit à un triste spectacle en raison d’une succession d’incohérences. — Agence France-Presse

Lisez la version intégrale du texte