Un juge a refusé la plainte des joueuses de l’équipe de soccer américaine qui souhaitaient obtenir l’équité salariale, mais a accepté leurs plaintes pour discrimination au niveau du voyagement et des services médicaux.

Anne M. Peterson et Ronald Blum
Associated Press

Les joueuses, menées par Alex Morgan, alléguaient qu’elles n’avaient pas été rémunérées de manière équitable en vertu de leur convention collective par rapport à l’équipe nationale masculine. En conséquence, elles demandaient 66 millions US en dommages et intérêts en vertu des lois en vigueur aux États-Unis.

Dans sa décision rendue dans un document de 32 pages vendredi, le juge de district américain R. Gary Klausner a accepté en partie une requête en jugement sommaire de la Fédération américaine de soccer (USSF). Il a donc rejeté les allégations des joueuses en vertu de la loi sur l’équité salariale, mais a conservé celles en vertu des lois sur les droits civils.

Le magistrat a admis les allégations selon lesquelles l’USSF a fait preuve de discrimination au niveau des vols nolisés, des hôtels, des services médicaux et des services de soutien à l’entraînement.

Un procès est prévu le 16 juin devant un tribunal fédéral de Los Angeles.

« Nous sommes abasourdies et déçues de la décision rendue aujourd’hui, mais nous ne baisserons pas les bras dans notre lutte pour l’obtention de l’équité salariale, a déclaré Molly Levinson, la porte-parole de l’équipe féminine, par voie de communiqué. Nous croyons que notre dossier est solide et nous maintenons notre engagement à faire en sorte que les filles et les femmes qui pratiquent ce sport ne soient pas considérées comme moins importantes simplement en raison de leur sexe. »

Les joueuses espèrent maintenant faire infirmer la décision de M. Klauser devant la cour d’appel des États-Unis pour le neuvième circuit, une décision qui pourrait repousser la date du procès.

« Nous avons réalisé qu’il y a de nombreux obstacles à abattre ; nous sommes conscientes qu’il faut de la bravoure, du courage et de la persévérance pour être là pour elles », a ajouté Mme Levinson.