(Montréal) Il a beaucoup été question des joueurs qui ont quitté le nid de l’Impact de Montréal au cours des derniers mois, peut-être moins de ceux qui y sont entrés. Or, l’un d’eux, Romell Quioto, fait bonne impression jusqu’à maintenant.

Michel Lamarche
La Presse canadienne

L’un des rares joueurs à avoir été productifs pendant un calendrier préparatoire peu convaincant sur le plan collectif, avec deux des quatre buts de l’Impact, Quioto a été très visible mercredi dernier au Costa Rica jusqu’à ce qu’il doive quitter le jeu à la 71e minute en raison de crampes aux jambes.

Auteur du deuxième but des siens à la 22e minute de jeu grâce à un tir de qualité, Quioto a aussi été impliqué de près dans celui d’Orji Okwonkwo, inscrit environ dix minutes plus tôt en coupant une passe du défenseur David Guzman en bordure de la surface de réparation.

Après l’entraînement de samedi au Stade olympique, Thierry Henry avait d’ailleurs de bonnes choses à dire au sujet de l’attaquant originaire du Honduras.

« On lui fait énormément confiance. […] Vous parlez, à juste titre d’ailleurs, de son but, mais aussi on peut parler du fait que c’est lui qui récupère la balle [sur le premier but]. C’est vrai que c’était une mauvaise passe, peut-être, mais c’est là où on leur demande d’être. »

Contre le Deportivo Saprissa mercredi, Quioto a semblé bien s’entendre avec Bojan Krkic — dont la longue passe précise du cercle central a mené au but de Quioto — et Okwonkwo, à l’avant de la formation montréalaise.

Quioto l’a d’ailleurs mentionné aux journalistes samedi. Par ailleurs, il croit que ce premier but dans un match d’importance viendra atténuer la pression qui aurait pu finir par peser sur ses épaules.

Doit-on rappeler que l’Impact devra trouver des sources de production offensive à la suite du départ d’Ignacio Piatti il y a deux semaines.

« De la pression, il y en a toujours, a-t-il fait remarquer par l’entremise d’un interprète. Mais une fois qu’on est capable de marquer, de réussir le premier but, on peut faire les choses plus calmement après. »

Les occasions sont là

Henry a profité de sa rencontre avec les médias pour insister sur le fait que son équipe a eu sa part d’opportunités de marquer lors des matchs qu’elle a joués jusqu’à maintenant.

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

Thierry Henry

« Je pense que si vous avez vu les matchs de préparation, à part Nashville, on s’est créé énormément d’occasions. Je le dis bien souvent et je le répète : ce n’est pas parce qu’on a mis deux buts [mercredi dernier], qu’on n’en mettra peut-être pas mercredi, ou on en mettra peut-être plus. Le plus alarmant, c’est quand tu ne te crées pas d’occasions. »

Henry a par ailleurs rappelé que la finition autour du filet adverse est souvent une question de confiance.

« Il y a des moments, tu ne sais pas pourquoi, tu tires dans n’importe quel sens et ça entre. Des fois, tu t’appliques, tu reviens, tu regardes le gardien, tu essaies de tirer et ça ne rentre pas. C’est vrai qu’il y a pas mal de gens qui devaient se poser des questions, car on n’a pas marqué en matchs de préparation, mais on s’est créé énormément d’occasions — à part contre Nashville », a-t-il repris.

Un fait demeure : pour espérer prolonger sa participation au tournoi de la Ligue des Champions au-delà des huitièmes de finale, l’Impact devra faire en sorte de garder la possession du ballon.

Mercredi dernier, la troupe du Costa Rica l’a eu dans ses pieds pendant plus de 71 % du match et a plus que triplé le nombre de tirs — cadrés et non cadrés — de la formation montréalaise.

Le défenseur Jukka Raitala en est fort conscient. Au passage, le nouveau capitaine de l’Impact a dit espérer que la formation montréalaise bénéficiera d’un soutien aussi chaleureux de ses partisans que celui auquel ont eu droit les joueurs du Saprissa à San José.

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Jukka Raitala a été nommé capitaine de l’Impact, samedi.

« Premièrement, ils n’auront pas la foule spectaculaire qu’ils ont eue là-bas. J’espère que nous jouerons dans un stade rempli et que nous profiterons d’une belle atmosphère », a d’abord déclaré le Finlandais.

« Je crois que nous allons essayer de garder le ballon plus longtemps, a-t-il renchéri, lorsque questionné sur les ajustements que devront apporter les joueurs sur le terrain. [Mercredi dernier] nous avons connu des difficultés, surtout en deuxième demie, et même si nous nous sommes assez bien défendus, ils ont marqué deux buts. Je crois que ce sera un match différent, et on souhaite pouvoir jouer avec le ballon plus longtemps. »