(San Jose) Plus de quatre mois après son dernier « vrai » match, et environ cinq semaines après le début d’un camp d’entraînement qui a semblé long et peu spectaculaire, les joueurs de l’Impact de Montréal voient enfin arriver le début d’une nouvelle saison. Toutefois, les circonstances sont fort particulières, puisqu’elle prendra son envol avec un tournoi éliminatoire dont la première étape sera terminée après seulement une semaine.

Michel Lamarche
La Presse canadienne

Voilà, sans doute, le prix à payer pour avoir remporté le Championnat canadien et mérité un billet pour le tournoi de la Ligue des Champions de la CONCACAF.

Thierry Henry et sa troupe tiendront une dernière séance d’entraînement mardi, au stade Ricardo-Saprissa, la même enceinte où ils disputeront, le lendemain soir, le match aller des huitièmes de finale contre le Deportivo Saprissa.

PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

Thierry Henry

À écouter parler le milieu de terrain Samuel Piette, lundi à l’hôtel de l’équipe au centre-ville de San Jose, la capitale du Costa Rica, il est temps que ce match arrive.

« Depuis qu’on est arrivé ici, on sent que le match approche à grands pas. Oui c’était l’fun le calendrier préparatoire avec beaucoup de matchs amicaux, mais je pense qu’on avait hâte de terminer ces matchs-là et maintenant d’affronter la vraie compétition », a déclaré Piette.

« De se retrouver dans l’environnement où on va jouer notre premier match fait en sorte qu’on est un peu plus conscient de ce qui nous attend, a-t-il renchéri. On s’est bien entraîné (lundi) matin, on aura un autre entraînement (mardi) dans le stade où on va jouer. Je pense que là, on va vraiment réaliser qu’on est à un peu plus que 24 heures du match. »

Avec tout son attrait, le tournoi de la Ligue des Champions de la CONCACAF comporte aussi un aspect de soudaineté que l’on ne voit pas en MLS avant le mois d’octobre, soit pendant les séries éliminatoires et après un calendrier de 34 matchs. Le 26 février, on saura déjà qui, de l’Impact ou du Saprissa, accédera à la ronde des quarts de finale, qui se tiendra à la mi-mars.

« Ça commence en force et oui ça fait environ six semaines qu’on est ensemble, qu’on s’entraîne, note Piette. On sait que tout ne va pas être parfait non plus mercredi, mais c’est à nous d’être intelligents. Ce n’est pas une question de contrôler nos efforts parce qu’il faut tout laisser sur le terrain, mais d’être intelligent face au déroulement du match et à l’approche. Ça va être intéressant, c’est une équipe complètement différente de ce que l’on a affronté durant les dernières années en MLS. On a bien hâte de voir ce qui nous attend. »

L’Impact fera face à deux désavantages majeurs dans ce duel. D’abord, le Saprissa est au cœur de sa saison en Première division du Costa Rica et a donc joué beaucoup plus de matchs. Du coup, et c’est l’autre désavantage pour l’Impact, le synchronisme lié aux matchs devrait être meilleur que celui de la formation montréalaise.

Par contre, selon le défenseur Rod Fanni, l’Impact compte sur de bons jeunes joueurs et un entraîneur qui peut se servir de sa vaste expérience pour guider la formation montréalaise dans le droit chemin.

« Il y a pas mal de jeunesse. C’est important et c’est bien parce que ça apporte pas mal de fougue et d’énergie. Il y a aussi l’arrivée du nouvel entraîneur, je pense qu’il apporte beaucoup au niveau tactique, au niveau de sa culture, au niveau de son expérience. »