Moins de 48 heures après une défaite difficile à avaler contre l’Union de Philadelphie, les joueurs de l’Impact ont repris l’entraînement à la recherche d’une façon de se regrouper en vue de leur match de mercredi contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre. Et s’il faut en croire l’entraîneur Thierry Henry, ce ne sera pas chose facile.

Marc Delbès
La Presse Canadienne

D’abord, parce que son prochain adversaire lui a souvent posé problème récemment. Et avant tout parce que l’équipe est à bout de ressources.

« Tout le monde est fatigué physiquement et mentalement. Tout le monde est au bout du rouleau, a reconnu Henry en visioconférence, mardi. Mais il faut continuer, il faut trouver des forces. »

Et comme il s’est adressé aux journalistes avant même la tenue de l’entraînement, il se questionnait sur les effectifs qui seront disponibles pour le match.

« Je dois composer avec les moyens du bord. Il sera difficile de faire du travail tactiquement à l’entraînement et d’offrir une opposition parce qu’il n’y a pas assez de joueurs. Il nous faudra essayer de trouver une solution parce que l’équipe de la Nouvelle-Angleterre est l’une des équipes qui nous ont le plus embêtés au niveau du jeu. »

À leur dernière confrontation, le mois dernier, le Revolution l’avait emporté 3-1.

L’Impact (6-9-2, 20 points) occupe le huitième rang de l’Association de l’Est. La formation montréalaise n’a jamais été en mesure de s’assurer un ascendant cette saison, incapable de remporter deux victoires de suite.

Henry persiste

Henry, qui n’a pas été tendre à l’endroit de Romell Quioto après le match de dimanche, est demeuré inflexible sur son évaluation de la bourde de son joueur. Celui-ci avait le but égalisateur sur le bout de son pied en fin de match.

Je n’ai pas été sévère, j’ai été honnête. Quand des gens font des erreurs, ils font des erreurs. Romell [Quioto] a eu un excès de confiance sur la finition à un contre un. Malheureusement. Ç’aurait pu nous ramener à 2-2.

Thierry Henry

Quioto, envoyé dans la mêlée à la 51e minute en remplacement de Mason Toye, est le meilleur buteur de l’Impact avec six buts. Si Henry est revenu trois fois plutôt qu’une sur son erreur, il a néanmoins reconnu que son retour dans la formation était la bienvenue.

Parlant de Toye, acquis de Minnesota United au début du mois et qui a fait ses débuts avec l’Impact dimanche, le jeune attaquant américain de 21 ans est résolu à apporter sa contribution offensive au plus vite.

« Je sens que je peux avoir mon mot à dire pour aider l’équipe à gagner. Et pour le faire, je dois marquer des buts. »

Dans le contexte actuel, Henry doit espérer que ça se fasse plutôt tôt que tard.