L’entraîneur-chef de l’Impact de Montréal, Thierry Henry, a assuré que ses protégés n’iraient pas aux États-Unis à reculons, démentant les propos du défenseur Luis Binks formulés la veille.

Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne

Vendredi, Binks avait affirmé en visioconférence que « personne n’a vraiment envie de se retrouver dans une nouvelle bulle » – après celle dans laquelle ses coéquipiers et lui avaient été confinés lors du tournoi de relance des activités de la MLS à Orlando, en Floride, plus tôt cet été. Lorsqu’on lui a posé la question samedi, Henry a rapidement rectifié la situation.

« Tous les joueurs sont ici, et ils sont contents de partir. Pour l’instant, personne n’est venu me voir pour exprimer quoi que ce soit », a-t-il répondu sèchement.

Henry et l’Impact se rendront donc au New Jersey, où ils seront confinés pour la prochaine semaine afin d’y disputer trois rencontres en huit soirs – en dépit de la pandémie de coronavirus, qui sévit toujours sur la planète.

« C’est une situation qui est inquiétante pour tout le monde, a d’abord évoqué le Français. Maintenant, c’est vrai que nous allons devoir nous rendre aux États-Unis, pour nous relocaliser au New Jersey. Va falloir qu’on essaie de vivre comme les gens à Montréal, et avec les règles des gens du New Jersey et de New York.

« Évidemment, nous n’aurons pas la possibilité de rester à la maison comme toutes les autres équipes américaines, a-t-il poursuivi. Il va falloir qu’on aille quelque part. […] C’est certain que ç’aurait été mieux de rester à la maison. »

Afin de compléter cette phase 2 du calendrier de la MLS, l’Impact (5-5-1, 5e dans l’Est) partagera le domicile des Red Bulls de New York, où il affrontera dimanche l’Union de Philadelphie (6-2-3, 2e dans l’Est) dans un match local pour l’Impact.

Henry, qui a évolué pendant quatre saisons et demie chez les Red Bulls, s’est dit heureux de pouvoir retourner où tout a commencé pour lui en MLS, mais considère que son expérience ne favorisera pas les Montréalais.

« Personnellement, ça va me faire quelque chose de retourner là-bas, car j’ai encore des amis là-bas, a reconnu Henry. Mais après, pour mon équipe, personne n’a joué avec les Red Bulls, donc ça n’aura aucun impact. »

L’Impact affrontera en l’Union un club qui a le vent dans les voiles, avec quatre victoires à ses cinq dernières sorties. Et Henry n’a pas caché qu’il avait beaucoup de respect pour la formation de la Pennsylvanie.

« Ça fait quatre ans qu’il [l’Union] joue dans le même système, avec Jim [Curtin, l’entraîneur-chef], a-t-il rappelé. Mais on l’a laissé travailler, on l’a laissé construire son équipe, on n’a pas changé d’entraîneur. Et on a ramené les joueurs qui devaient revenir. Et quand le système est bien rodé, et que tu joues dans celui-ci depuis des années, alors à un moment donné ça va porter ses fruits.

« Et c’est ce qui arrive présentement. Donc, j’ai un énorme respect pour Philadelphie et Jim. C’est une équipe vraiment redoutable », a-t-il conclu.

Deux joueurs en moins

Le onze montréalais affrontera cependant l’Union sans Emanuel Maciel et Rudy Camacho. Ce dernier a disjoncté en fin de première demie, ce qui a coûté le match à son équipe, écopant d’un carton rouge pour un coup de poing à la jambe d’un adversaire. Henry a indiqué qu’il ignorait pour l’instant la composition de son onze partant, dimanche.

« On ne sait pas encore qui va jouer. Nous avons travaillé ce matin pour voir un peu comment nous allons évoluer, a confié le Français. Pour l’instant, il n’y a pas de décision prise à ce sujet. »

En attendant de connaître les décisions de Henry, l’attaquant hondurien Romell Quioto se tient prêt.

« Je n’ai pas eu la chance de discuter avec Thierry depuis notre retour de Vancouver, mais je sais ce qu’il attend de moi. Je me rendrai donc au New Jersey en sachant ce qu’on attend de moi, et en étant prêt pour nos trois prochains matchs », a-t-il résumé, par l’entremise d’un interprète.

Après le match de dimanche, l’Impact se rendra en Nouvelle-Angleterre pour y affronter le Revolution. Il retournera ensuite au New Jersey, où il « visitera » les Red Bulls dimanche le 27 : beaucoup de soccer en peu de temps.