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Ballon d'or: Griezmann et Mbappé affichent tout haut leurs ambitions personnelles

Kylian Mbappé et Antoine Griezmann... (Photo CHRISTOPHE SIMON, ARCHIVES AFP)

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Kylian Mbappé et Antoine Griezmann

Photo CHRISTOPHE SIMON, ARCHIVES AFP

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JEREMY TALBOT
Agence France-Presse

Munich (Allemagne) -Candidats auto-déclarés au Ballon d'or, les attaquants Antoine Griezmann et Kylian Mbappé affichent tout haut leurs ambitions personnelles. Au risque de fragiliser l'équilibre collectif de l'équipe française de soccer si cher à Didier Deschamps ?

C'était le match dans le match jeudi à Munich : qui des deux allait se distinguer face à l'Allemagne, pour la première rencontre de l'après-Mondial ? Allaient-ils afficher de la complicité ou au contraire de la distance ?

Les deux hommes ont parfois combiné, comme au quart d'heure de jeu sur un délicieux relais à grande vitesse, et ont évité l'incident diplomatique avant la pause lors d'un coup franc qu'ils semblaient tous deux vouloir frapper.

Depuis plusieurs jours, l'environnement de Bleus est légèrement pollué par les déclarations de presse de « Grizou » et « Kyky », concurrents dans la course au Ballon d'Or qui sera délivré en fin d'année.

Il y a d'abord eu cet entretien de Mbappé, mi-juillet dans France Football, où l'attaquant parisien oublie Griezmann dans sa liste des favoris : « Je mettrais forcément Cristiano Ronaldo. Il y aurait aussi Modric, Varane, qui a tout gagné et Neymar [...] Je pense que je me mettrais aussi ».

L'extrait a été largement repris et commenté, sans que l'auteur revienne sur ses propos. Griezmann n'y a répondu que cette semaine, en laissant entendre que le sujet n'avait pas été abordé entre eux.

« Chacun ses opinions »

Est-ce que Mbappé l'a oublié ou l'a-t-il rayé de la liste volontairement ? « Il faut lui poser la question. Peut-être. Ou alors, peut-être qu'il n'aime pas mon football », a-t-il dit en rigolant dans L'Equipe, avant de conclure : « Chacun a ses opinions ».

Le N.7 des Bleus champions du monde, récent vainqueur de la Ligue Europa et de la Supercoupe d'Europe avec l'Atlético Madrid, se classe lui-même dans le top-3 pour le Ballon d'or, après sa troisième place obtenue il y a deux ans.

« En comparant 2016 et cette année, pour moi, je suis obligé d'être dans les trois. En 2016, j'ai perdu deux finales (l'Euro et la Ligue des champions, NDLR), j'étais dans les trois, là j'en ai gagné trois de finale. Donc, normalement... », a-t-il confié.

« Les hommes croient ce qu'ils désirent », selon la formule de Jules César dans « La guerre civile ». Et les deux compères y croient très forts, trop fort peut-être au regard de la concurrence étrangère des Luka Modric et autres Cristiano Ronaldo, l'actuel propriétaire du prix.

Le Croate et le Portugais ont remporté la dernière Ligue des champions face au Liverpool de Mohamed Salah, aussi cité parmi les prétendants. Griezmann n'a gagné « que » la petite Coupe d'Europe et Mbappé n'a pas franchi les huitièmes de finale de C1, compétition souvent décisive pour l'attribution du Ballon d'or.

« Pas de tête d'affiche »

Quoi qu'il arrive, le duel entre les deux Français a légèrement brouillé l'image collective qu'a renvoyé l'équipe de Deschamps tout au long du Mondial russe, en poussant certains internationaux à choisir leur camp.

« Kylian est jeune. C'est sûr qu'il va gagner beaucoup de Ballons d'Or. Mais, cette saison, c'est à "Grizi" qu'il faut le donner. Il le mérite. C'est son année. Et c'est l'image de notre sélection », lâche ainsi Lucas Hernandez, partenaire de Griezmann en club.

En bon capitaine (en l'absence de Hugo Lloris), Raphaël Varane tente de clore l'épisode : « Ce n'est pas un sujet de débat à Clairefontaine », d'après le défenseur central du Real Madrid, pour qui il est « difficile d'avoir une tête d'affiche » chez les Bleus.

Régulièrement interrogé, Deschamps esquive à chaque fois la controverse. Et laisse à Bixente Lizarazu, champion du monde avec lui en 1998, le soin de s'exprimer : « si trois ou quatre joueurs se la racontent ou ne font plus les efforts nécessaires, la sanction sera terrible, écrit-il dans L'Équipe.

Le sélectionneur « le sait mieux que quiconque, ajoute le Basque, et il devra mettre en garde ses joueurs pour les emmener plus loin encore » . Jusqu'au Ballon d'Or ?




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