Reda Agourram rebondit au Maroc

Reda Agourram a porté les couleurs de l'Impact... (Photo Robert Skinner, archives La Presse)

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Reda Agourram a porté les couleurs de l'Impact en 2010 et en 2011.

Photo Robert Skinner, archives La Presse

Même s'il est lui-même né au Maroc, Reda Agourram a été quelque peu surpris par la vague de réactions suscitée par son arrivée à l'AS Far de Rabat. Quelques heures après l'officialisation de sa mise sous contrat, celui qui a porté les couleurs de l'Impact en 2010 et en 2011 a été submergé de messages sur les réseaux sociaux.

«Sur Facebook, j'ai eu 400 demandes d'amitié de la part de supporters, et j'ai reçu des milliers de commentaires sur ma page officielle. J'ai aussi eu plein de messages sur Twitter, et cela m'a vraiment impressionné. C'est un pays qui respire le soccer», a indiqué l'attaquant de 23 ans au bout du fil.

Sans club depuis le passage de l'Impact dans la MLS, Agourram évoluera donc en première division marocaine avec l'un des deux clubs les plus titrés du pays. Cette piste s'est ouverte grâce à l'aide d'un ami qui venait de lancer une entreprise d'agents. S'en est suivi un essai d'une semaine au Maroc. Et s'il a impressionné le personnel d'entraîneurs, il a lui aussi été étonné par son nouvel encadrement.

«C'est vraiment un très haut niveau, là-bas. J'ai été agréablement surpris par l'organisation, le calibre et les infrastructures. En venant du Canada, je pensais que les structures allaient être moins bonnes, mais on est vraiment bien encadrés pour réussir.

«C'est un club avec beaucoup de moyens financiers, d'histoire et, en plus, c'est à Rabat que j'ai grandi (jusqu'à l'âge de 10 ans)», rappelle-t-il.

Celui que ses nouveaux coéquipiers ont surnommé «Reda Canada» disputera notamment le tour préliminaire de la Ligue des champions contre l'AS Real Bamako (Mali).

Deux années difficiles

Cette nouvelle expérience met un terme à plus de deux années sans le moindre match de haut niveau. Durant cette pause, il s'est d'abord entraîné avec l'Académie de l'Impact, puis en solitaire. Les quelques essais en deuxième division française n'ont débouché sur aucun contrat («pour des raisons financières et parce qu'ils avaient suffisamment d'attaquants», précise-t-il). Il a alors exploré toutes les avenues possibles pour garder la forme.

«Christophe Dutarte, entraîneur à l'UQAM, et qui était mon assistant-coach avec la réserve de l'Impact, m'a permis de m'entraîner avec son équipe. Je sais que cela m'a beaucoup aidé. Être avec l'équipe du Québec a aussi été une belle expérience. J'ai pu m'entraîner correctement et toucher au ballon. Je les en remercie.»

Si c'était à refaire, Agourram reprendrait les mêmes décisions depuis 2012. À l'époque, l'Impact lui avait conseillé de se joindre à une équipe de la NASL. Il avait alors refusé pour regarder du côté de l'Europe.

«Même si j'avais la possibilité de changer des choses dans ces deux ans, je ne le ferais pas. J'ai vraiment appris et progressé au niveau mental et humain. Cela a été vraiment difficile, mais je suis beaucoup plus fort aujourd'hui», conclut Agourram.




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