En soccer, le numéro 9 a toujours été le centre d'attention. Il est celui qui, théoriquement, inscrit les buts et marque les esprits des jeunes comme des plus grands.

Pascal Milano LA PRESSE

L'Impact a trouvé l'homme qui entre dans cette catégorie, jeudi, en confirmant la mise sous contrat du premier joueur désigné de son histoire, Marco Di Vaio, pour les 18 prochains mois. Le club dispose aussi d'une option pour les saisons 2014 et 2015.

Âgé de 35 ans, l'Italien arrivera dimanche à Montréal avant d'être présenté à la presse dès le lendemain. Il rejoindra ensuite le club dès le 16 juin au terme de vacances familiales en Floride. Viendra ensuite son premier match sous les couleurs de l'Impact, probablement le 27 juin contre le Toronto FC au stade Saputo.

Ce rendez-vous sera l'aboutissement de discussions de plusieurs mois où rien n'a été laissé au hasard dans les deux clans.

«Ils avaient beaucoup de demandes car il s'agit d'un pays différent avec une autre culture, a révélé le directeur sportif Nick De Santis, jeudi. Mais dès la première rencontre, Di Vaio a vu, en plus de nos accomplissements, notre passion et notre projet pour le club. Après cela, les discussions ont tourné autour du niveau technique et de la qualité de vie. Il était important de tout régler avant son arrivée.»

L'Impact n'a rien eu à verser au club de Bologne pour recruter celui qui a notamment transité par la Lazio de Rome, Parme, la Juventus de Turin, Genoa, Valence ou Monaco. Une clause dans son contrat lui permettait en effet d'y mettre fin s'il recevait une offre de l'étranger. S'il n'est pas préalablement venu à Montréal, il a pu se renseigner auprès de ses amis Matteo Ferrari et Bernardo Corradi. Et il a tout de suite été emballé par ce nouveau chapitre montréalais.

«J'accepte avec grand plaisir ce défi de me joindre au championnat de la MLS. J'ai très hâte de représenter ce club et que tous soient fiers, du président jusqu'aux supporters», a indiqué le joueur dans un communiqué émis par l'Impact.

«Ils (Joey Saputo et De Santis) ont convaincu ma famille et moi de ce beau projet à Montréal. La décision de quitter Bologne n'a pas été facile, mais j'espère pouvoir remplir un rôle similaire à Montréal.»

Il faut dire que Di Vaio a maintenu les «Rossoblù» à flot lors des dernières saisons. Après un passage à vide au milieu de la dernière décennie, il a rebondi dès la saison 2008-2009 - sa première à Bologne - avec 24 buts en championnat. Sans bénéficier d'un soutien extraordinaire, il a, au total, marqué 65 buts en 134 rencontres ces quatre dernières campagnes.

L'histoire dit aussi que, face aux soucis financiers de Bologne, Di Vaio n'a pas hésité à prêter de l'argent à ses jeunes coéquipiers et à rencontrer des hommes d'affaires locaux. Il remplissait donc tous les critères sportifs et humains établis par l'Impact.

«Quand nous lui avons parlé de toutes les responsabilités qui l'attendaient à Montréal, il a répondu qu'il avait aussi un grand défi quotidien, à Bologne, a expliqué De Santis. Bologne est une petite équipe de Serie A (le 13e budget) qui faisait face à la relégation chaque année et il jouait le rôle de catalyseur en marquant des buts et en faisant progresser les jeunes de l'équipe.»

L'arrivée de Di Vaio lance donc le recrutement montréalais en vue de la fenêtre internationale des transferts qui s'étend du 27 juin au 27 juillet. Une chose est acquise, l'Impact a également des visées sur un milieu offensif. Aura-t-il également le statut de joueur désigné? De Santis n'a pas fermé la porte.

«Nous avions parlé des positions clés en début de saison et Di Vaio complète l'une d'elle en avant, a rappelé le directeur sportif.

«Après, nous pensons à un milieu de terrain offensif qui prendra la responsabilité de dicter le ton du match et faire cette dernière passe pour un attaquant.»

Les joueurs de l'Impact ont été mis au courant, mercredi soir, de l'arrivée de Di Vaio. Avant de rencontrer leur nouveau coéquipier, ils affronteront les Rapids du Colorado, à Denver, samedi soir.

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