L'attaquant de Chelsea Nicolas Anelka se dit «mort de rire» après la décision de la commission de discipline de la Fédération française de football de le sanctionner de 18 matchs de suspension en équipe de France pour son comportement pendant le Mondial sud-africain.

Mis à jour le 18 août 2010
AP et AFP

«Pour moi, toute cette histoire de commission de je ne sais quoi est une aberration, une mascarade pour ne pas perdre la face. Et ça, ils le savent pertinemment, explique-t-il mercredi dans les colonnes de France Soir. La page avec les Bleus a été tournée le 19 juin lors de mon éviction de Knysna. Ils ont (mardi) amusé la galerie.

«Qu'ils tournent enfin la page, car Laurent Blanc a besoin de bosser sereinement. Ce sont de vrais clowns ces gens... Je suis mort de rire», lâche Anelka.

«Qui leur a dit que je voulais rejouer en bleu?, renchérit-il. Ils devraient savoir que j'ai tourné la page. Je ne devais même pas être cité par une quelconque commission. Car, pour moi, depuis le Mondial en Afrique du Sud, l'équipe de France fait partie du passé (...) Avec Chelsea, de toute façon, je joue déjà en bleu tous les week-ends et ça me suffit amplement.»

Par ailleurs, les membres de l'équipe de France convoqués mardi par la commission de discipline de la Fédération française de football (FFF) ont révélé de façon unanime les insultes proférées par Nicolas Anelka contre le sélectionneur, rapporte mercredi Le Parisien.

«Va te faire enculer avec ton équipe. Fais l'équipe que tu veux», aurait prononcé l'attaquant de Chelsea à l'égard de Raymond Domenech, écrit le quotidien français en expliquant que c'est ce qu'ont «répondu tous les interlocuteurs (à la commission de discipline, ndlr), pour qui les insultes se sont arrêtées là».

Outre les cinq joueurs convoqués dont trois seulement étaient présents (Evra, Toulalan, Abidal) en l'absence d'Anelka et de Ribéry, la commission a également pu entendre les versions du sélectionneur de l'équipe de France Raymond Domenech, de son adjoint Alain Boghossian, de l'ex-directeur général adjoint Jean-Louis Valentin et du président de la fédération Jean-Pierre Escalettes.

Les insultes, tenues à la mi-temps de France-Mexique le 17 juin, avaient été révélées par le quotidien sportif L'Équipe. Anelka a depuis contesté la nature même de ces insultes et a attaqué le journal en diffamation.