Mauro Biello se souvient quand il avait 10 ans et qu'il jouait devant des gradins remplis au Stade olympique durant la mi-temps des matchs disputés par le Manic de Montréal, de la défunte Ligue nord-américaine de soccer.

Mis à jour le 16 févr. 2009
Bill Beacon LA PRESSE CANADIENNE

Devenu le capitaine de l'Impact de Montréal, Biello, maintenant un vétéran, sera de retour au Stade le 25 février, encore une fois devant une grosse foule d'amateurs de soccer. À cette occasion, l'Impact disputera le match quart de finale de la Ligue des Champions de la CONCACAF au club Santos Laguna, du Mexique.

«Nous jouions lors de la mi-temps d'un match du Manic et, avant la rencontre, un autre joueur et moi-même avions été présentés à l'entraîneur, Eddie Firmani, s'est souvenu Biello lundi. Dix ans plus tard il devenait mon premier entraîneur-chef chez les pros. De bons souvenirs me sont alors revenus en mémoire.»

Selon l'organisation de l'Impact, plus de 43 000 billets ont été vendus, et une foule excédant les 50 000 spectateurs n'est pas exclue pour la rencontre quart de final du 25 février.

Environ 3000 places viendront s'ajouter aux 55 000 sièges du Stade olympique, au niveau du terrain. Cette mesure vise à répondre à la demande en vue de cet événement dont les billets s'arrachent, et ce dans une ville qui n'en a habituellement que pour le hockey et le Canadien.

Montréal n'a pas connu d'aussi grosses foules pour un match de soccer depuis les jours de gloire du Manic, qui avaient attiré 58 000 amateurs pour une partie des séries contre le le Sting de Chicago, en 1981.

«Tout le monde est excité, précise Biello. Nous nous attendons à une grosse foule. Le soccer vient de loin. On dirait un rêve impossible mais avec beaucoup de travail au fil des ans, tant sur le terrain qu'à l'extérieur. Ce que nous avons accompli est extraordinaire. Espérons que ce sera un succès et que ça continuera à croître.»

Toutefois, alors que le Manic a commencé en grande pompe avant de rapidement perdre des plumes dans une ligue qui allait éventuellement être rayée de la carte, l'Impact, lui, s'est bâti une clientèle de façon progressive depuis ses débuts dans les années 90.

Le club est maintenant à quelques jours de remplir le Stade olympique et d'attirer les projecteurs sur lui, du moins pour une journée, tant à Montréal qu'à l'extérieur de la ville.

«Nous nous étions fixé un objectif de 30 000 spectateurs. On en est rendu 43 000 alors tout est possible», se réjouit le vice-président, Richard Legendre.

L'été dernier, lors d'un tournoi à la ronde, l'Impact a battu les Whitecaps de Vancouver, de la USL, et le Toronto FC, de la Major League Soccer, pour ainsi devenir l'équipe qui représenterait le Canada dans la Ligue des champions de la CONCACAF.

Le onze montréalais a ensuite vaincu le Real Esteli FC du Nicaragua, pour accéder au tournoi rotation, à l'issue duquel il s'est qualifié pour les quarts de finale en se classant deuxième, derrière le club Atlante du Mexique.

Toutefois, contrairement aux formations d'Amérique centrale et des Caraïbes, qui jouent en hiver, la saison de l'Impact, dans la USL, se termine à l'automne pour ne reprendre qu'au printemps. La Ligue des Champions, elle, est active en hiver, au moment où le Stade Saputo de l'Impact est enseveli sous la neige.

L'équipe n'a donc eu d'autre choix que de disputer son match quart de finale à l'intérieur. Elle a toutefois dû obtenir l'accord des trois paliers de gouvernement afin d'ouvrir le Stade olympique, qui est habituellement fermé l'hiver.

Si de la neige ou de la glace devait s'accumuler sur le toit du Stade avant le match du 25 février, celui-ci serait remis au lendemain. Et s'il était impossible de jouer le 26? Personne ne sait ce qu'il adviendrait.