Les statistiques avancées fournissent aux équipes de la LNH des indices supplémentaires pour mesurer l'efficacité des joueurs, mais la formule a aussi ses travers.

Mathias Brunet

L'entraineur des Capitals, Barry Trotz, déplore certains effets pervers de cette mode. L'indice Corsi, par exemple, compile toutes les tentatives de tirs, peu importe la provenance, comme d'un outil de mesure pour la possession de rondelle.

"Nous avons des "hommes d'affaires" dans cette Ligue et ils lanceront la rondelle de n'importe où pour améliorer leur indice Corsi, affirmait Trotz hier au quotidien USA Today. L'adversaire n'obtient pas de chance de marquer, on récupère la rondelle et mes cinq joueurs reçoivent malgré tout un "moins" parce que le gars a fait un mauvais jeu de hockey à la ligne rouge. Ce joueur et ses coéquipiers sont récompensé (au plan du Corsi) malgré tout."

Même Jordan Staal, dont les Hurricanes affrontent le Canadien ce soir en Caroline, admet au confrère Kevin Allen que certains joueurs tirent davantage au filet pour améliorer leur Corsi, et ainsi peut-être avoir de meilleures statistiques à ce chapitre lorsque vient le temps de renégocier son contrat.

À la défense des joueurs, certains entraîneurs, comme John Tortorella, demande à ses hommes de tirer le plus possible au filet adverse de façon à augmenter le nombre de chances de marquer.

Je l'ai dit et le répète, le Corsi, Fenwick et autres mesures actuelles ont des avantages, mais aussi des failles. Compiler les chances de marquer de qualité, le taux de réussite lors des passes décisives en sortie de zone et les entrées de zone en possession de rondelles seraient des indices beaucoup plus valables.

Parmi les pires joueurs au chapitre du taux d'efficacité de marquer en fonction du nombre de tirs chez les attaquants ayant marqué au moins un but?

Mikael Backlund, Calgary, 2,6%

Jaromir Jagr, Floride, 2,6%

Tomas Plekanec, Montréal, 2,7%

Ryan Johansen, Nashville, 2,9%

Zemgus Girgensons, Buffalo, 2,9%

Filip Forsberg, Nashville, 3,1%

Ryan Getzlaf, Anaheim, 3,1%

Max Domi, Arizona, 3,1%

Les meneurs?

Torrey Mitchell, Montréal, 55,6%

Kevin Hayes, New York, 34,8%

Artem Anisimov, Chicago, 30,8%

Paul Byron, Montréal, 28,6%