On connaît Sébastien Toutant le planchiste. Celui qui fait des figures impossibles au cœur de grandioses paysages enneigés. Celui qui monte sur les podiums. Mais que fait-il quand il n’est pas sur son snowboard ? Aujourd’hui, La Presse vous présente quatre de ses autres grandes passions.

Publié le 28 janvier
Katherine Harvey-Pinard
Katherine Harvey-Pinard La Presse

Les voyages

Qui n’aime pas découvrir le monde ? Dans la biographie de Sébastien Toutant sur le site internet d’Équipe Canada, on peut lire qu’il considère les voyages comme « la meilleure école ». Heureusement, d’ailleurs, parce qu’il se promène d’un bout à l’autre de la planète depuis qu’il a 13 ans…

« J’adore voyager et ça fait partie de mon métier, indique-t-il. Rencontrer du monde au Québec, c’est super le fun, mais on dirait que quand tu te mets à voyager et à rencontrer différentes cultures, tu apprends de nouvelles choses. J’ai appris beaucoup en voyageant. »

« Chaque place a ses petites façons de faire les choses, et c’est spécial », ajoute-t-il.

Il suffit d’un petit tour sur le compte Instagram du planchiste pour le voir dévaler les pentes du Colorado, de Calgary ou encore de la Suisse, « une des plus belles destinations pour le snowboard ».

Bien qu’il adore voyager dans le cadre de son sport, il se plaît aussi à le faire quand vient le temps des vacances. Sa destination chaleur coup de cœur ? Hawaii.

La vie là-bas est vraiment plus relaxe. Les gens ne se stressent avec rien. C’est complètement différent de la ville, des places comme Montréal et New York. Il y a de grosses montagnes, des paysages avec la mer, les plages, les volcans…

Sébastien Toutant

L’athlète compte d’ailleurs continuer à voyager quand il aura pris sa retraite du snowboard.

Les investissements immobiliers

Voilà qui en surprendra probablement quelques-uns. En plus de gagner sa vie avec le sport, Sébastien Toutant trouve le moyen de « sécuriser [son] avenir » avec des investissements en immobilier.

« On ne se le cachera pas, quand tu es un athlète professionnel, tu peux gagner de bons revenus pendant X années, mais il faut quand même que tu sois intelligent avec ton argent pour la suite, dit-il. C’était quand même quelque chose de vraiment important, de sécuriser mon avenir. »

« Mon père a toujours travaillé dans la construction et il a commencé à investir dans l’immobilier à un jeune âge, explique-t-il. Sans dire qu’il nous a montré comment [faire], ça nous a plus inspirés. »

Il y a cinq ans, il a lancé son entreprise avec son frère et un ami d’enfance. « On a commencé à investir tranquillement, après ça, on s’est mis à travailler avec d’autres compagnies. Maintenant, on achète des terrains et on construit des projets locatifs neufs. »

Toutant a, de son propre aveu, toujours eu un « petit côté businessman qui est très caché ».

« Je ne suis pas un gars qui s’habille en tuxedo quand je vais travailler, lance-t-il à la blague. Mais j’adore le fait de faire travailler ton argent, découvrir comment tu peux faire pour que ça devienne des bons investissements. »

PHOTO EVAN BUHLER, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Sébastien Toutant célèbre sa victoire, le 1er janvier dernier, à Calgary.

Le golf

C’est bien connu : les athlètes pratiquent généralement plusieurs sports. Sébastien Toutant est un amateur de wakeboard, de motocross, de skateboard et même de surf. Mais en excluant la planche à neige, c’est au golf qu’il consacre le plus de temps depuis maintenant quatre ans.

« Ce que j’aime beaucoup du golf, c’est que c’est vraiment technique, explique-t-il. D’une journée à l’autre, c’est incroyable la différence de jeu, du feeling quand tu frappes la balle… »

« Quand tu fais du skate ou du snow, si tu apprends un nouveau truc et que tu le pratiques des centaines de fois, il y a de fortes chances que le lendemain, la figure feel de la même façon. Avec le golf, tu vas jouer ta meilleure partie une journée, et le lendemain, ça peut arriver que tu joues ta pire partie. Il y a beaucoup de variables. »

Quand il part en vacances, l’athlète de 29 ans essaie toujours d’aller « là où [il] peut amener [son] sac de golf ».

« On est huit gars qui jouent beaucoup ensemble, évoque-t-il. Je vais peut-être faire des voyages avec eux parce qu’on partage vraiment la même passion. »

Quand on lui demande s’il profite de ses parties de golf pour prendre un verre avec ses amis, Toutant répond à la blague : « L’été, je joue pratiquement tous les jours, donc c’est sûr que si j’associe le golf à l’alcool, je vais devenir alcoolique ! »

Les automobiles

Quand Sébastien Toutant nous parle des automobiles, on le sent particulièrement investi au bout du fil. Mais d’où lui vient cette passion ?

Je pense que c’est à travers mon père. Il adore les voitures et il a beaucoup d’amis qui ont des garages, des voitures de collection et tout ça. À un jeune âge, je me promenais et je voyais les vieilles voitures.

Sébastien Toutant

L’athlète ne se considère pas comme une personne très dépensière, mais il s’est toujours promis que s’il avait un jour les moyens de s’acheter une de ses voitures de rêve, il le ferait. Et c’est ce qui s’est passé.

« Je rêvais d’avoir une Audi R8, raconte-t-il. J’ai acheté ma première quand j’avais 19 ans. Je l’ai gardée pendant quatre ans. Dernièrement, j’ai acheté la nouvelle Audi R8. »

Toutant possède actuellement deux véhicules. Mais « si c’était juste de moi, j’en aurais sûrement 20 et plus ! », lance-t-il en riant.

Il utilise son Audi R8 l’été et sa Porsche Macan GTS l’hiver.

Les Jeux olympiques, un « bonus »

À Pékin, Sébastien Toutant prendra part à ses troisièmes Jeux olympiques. En 2018, à PyeongChang, le Repentignois avait remporté l’or à l’épreuve de grand saut (big air). Il aimerait naturellement reproduire l’exploit cette année, mais il voit surtout ces Jeux comme un « bonus » dans sa carrière.

« J’aimerais vraiment ça, bien faire, assure-t-il, mais je ne me mets pas plus de pression parce que j’ai gagné les derniers. C’est sûr que j’aimerais gagner une autre médaille, mais en même temps, je pense que je vais apprécier ces Jeux encore plus que les autres. »

« Je me sens d’attaque et j’ai hâte, ajoute-t-il. Je me considère vraiment choyé. Je compétitionne depuis l’âge de 13 ans et c’est un sport qui est très dur pour le corps, dans lequel c’est dur de rester au top pendant plusieurs années. »