(Tokyo) Au terme d’un final à suspense et d’une réclamation rejetée par le jury, la voile britannique a terminé mercredi en beauté le programme olympique, remportant grâce à Hannah Mills et Eilidh McIntyre, un troisième titre, cette fois en 470 femmes.

Eric BERNAUDEAU Agence France-Presse

Mais une fois la ligne d’arrivée coupée, l’attente a été longue pour les deux jeunes femmes, une réclamation ayant été déposée contre elles par les Françaises qui les soupçonnaient d’avoir volontairement laissé passer le bateau polonais à la dernière bouée.

Mais le jury a rejeté cette réclamation qui, si elle avait été acceptée, aurait pu entraîner une disqualification des Britanniques de la régate finale, et donc une modification du podium.  

« On a eu la sensation que l’Anglaise avait fait exprès de laisser passer la Polonaise, donc on a porté réclamation », a expliqué Guillaume Chiellino, le directeur technique national de la Fédération française de voile (FFV).

« Le jury international a jugé qu’il n’y avait pas de faute de l’Anglaise. Bien sûr on se range à cette décision et on est très content de cette médaille », a-t-il ajouté.

Le titre est donc revenu aux Britanniques Hannah Mills et Eilidh McIntyre, devant les Polonaises Agnieszka Skrzypulec et Jolanta Ogar.  

La régate finale a été remportée par les Suissesses. Les Polonaises ont pris la 4e place, devant les Britanniques et les Françaises.

Mills avait déjà remporté le titre à Rio avec une autre partenaire, Saskia Clark. Le duo avait terminé en argent à Weymouth lors des JO-2012 à Londres.

La Grande-Bretagne domine

Avec trois titres, en Finn avec Giles Scott qui a réalisé le doublé après Rio, en 49er hommes et en 470 femmes, la Grande-Bretagne domine le tableau des médailles avec en plus le bronze en RS : X femmes.

Avec trois médailles, comme à Rio, une en bronze en 470 femmes et deux d’argent en RS : X avec Thomas Gyard et Charline Picon qui n’a pu réitérer son triomphe de Rio, la France reste une nation forte de la voile.  

Elle est devancée par l’Australie, qui rentre au pays avec deux titres (470 hommes et Laser hommes). Les Pays-Bas demeurent une puissance, avec un nouveau titre en RS : X hommes avec Kiran Badloe, le troisième d’affilée pour les Néerlandais en planche, grâce à un entraîneur néo-zélandais, Aaron McIntosh. Les Néerlandais ont également décroché deux médailles de bronze.

Les Brésiliennes Marine Grael et Mahena Kunze, en or à Rio, ont réussi le doublé.  

Aux JO de Paris-2024 dont les épreuves se dérouleront à Marseille, les dix séries présentes en 2020 vont connaître un toilettage. Le Finn, bateau historique aux JO, disparaîtra. Si les 49er hommes et femmes demeurent, tout comme le Nacra 17 mixte et le Laser homme et femmes, la planche à voile sera dotée d’un foil et un seul équipage de 470 sera présent, désormais mixte.

Le kite-surf, avec deux épreuves hommes et femmes, donnera un coup de fouet et de jeune à la voile olymoique. la Fédération internationale de voile avait validé l’entrée d’une épreuve de course au large, disputée sur trois jours sur un habitable par un équipage en double homme et femme mais le CIO l’a rejetée, officiellement pour des raisons de sécurité et de coût.