(Tokyo) Kristel Ngarlem avait deux objectifs en tête pour sa première participation aux Jeux olympiques. Elle voulait avoir du plaisir et égaler ses meilleures barres, ou mieux. Elle revient de Tokyo avec le sentiment qu’il lui faudra se reprendre à Paris dans trois ans pour ce qui est des performances.

Marc Delbès La Presse Canadienne

« J’ai adoré ma première expérience olympique, a confié l’haltérophile de 26 ans quelques instants avant de prendre l’avion en direction de Montréal. Mais le stress que je me suis mis était plus grand que je l’avais anticipé. Je suis loin de mes meilleures barres. »

Comme elle a commencé avec des barres « plus légères » tant à l’arraché qu’à l’épaulé-jeté, dimanche, il lui était difficile d’égaler ce qu’elle a déjà réussi en compétition. Elle a inscrit 95 kg à l’arraché et 123 kg à l’épaulé-jeté pour un total de 218 kg.

Sa performance lui a valu officiellement le huitième rang.

En comparaison, Ngarlem a signé sa meilleure performance chez les 76 kg en totalisant 233 kg, dont un record personnel de 134 kg à l’épaulé-jeté, à la Coupe du monde de Rome en janvier 2020.

Ce n’était pas possible de m’approcher de mes meilleures barres pour plusieurs facteurs. Mais j’ai tout donné ce que j’avais sur le plateau.

Kristel Ngarlem

Son prochain objectif sera donc de revenir à un niveau beaucoup plus élevé, ce qu’elle se croit capable de faire, et ainsi entamer en force le prochain processus de qualification en vue des Jeux de Paris.

Pour l’instant, elle savoure encore les émotions fortes qu’elle a vécues en assistant à la conquête de la médaille d’or de Maude Charron la semaine dernière.

« J’ai vécu un moment mémorable quand mon amie est devenue championne olympique », a-t-elle conclu.