(Tokyo) Les Canadiens ont connu une première journée quelque peu surprenante en canoë-kayak aux Jeux olympiques de Tokyo, alors que pas moins de trois bateaux des cinq inscrits se sont qualifiés pour les demi-finales sur les eaux du canal de la Forêt de la mer.

Frédéric Daigle La Presse Canadienne

La Québécoise Andréanne Langlois et sa partenaire Michelle Russell ont notamment toutes les deux accédé aux courses de mardi au K1 200 m, une course « secondaire » pour elles.

« La priorité était le K4 500 m. Le K1 200 m, c’est un peu un bonbon pour nous, a indiqué la kayakiste de 28 ans de Lac-Beauport, lundi. C’était une belle surprise aujourd’hui. On s’est entraîné pour cette course, mais sans plus. Je suis bien contente. »

« Tout ça est un boni présentement, a confirmé Russell, de Fall River, en Nouvelle-Écosse. Ça fait longtemps que nous n’avons pas participé à des compétitions, je me suis dit qu’il valait mieux engranger toute l’expérience possible. »

Langlois a remporté son quart de finale en un temps de 41 728 secondes. Russell a livré une course endiablée où quatre kayaks ont terminé presque nez à nez.

« Je suis heureuse de m’être retrouvée du bon côté du photo-finish, a-t-elle dit. Je n’avais aucune idée où je me situais pendant la course. Quand nous avons croisé le fil d’arrivée, (la Britannique) Emily Lewis et moi nous regardions sans savoir ce qui se passait.

« J’avais le sentiment d’avoir terminé dans le groupe de tête. Je regardais le tableau où on voit le classement des embarcations. J’ai vu celui de (la Britannique) Deborah Kerr, puis nous avons attendu et attendu. Quand mon nom est finalement apparu, je ne veux pas le répéter, mais j’ai crié un vilain mot ! »

Langlois a mené la première portion de sa vague de qualifications après un départ canon, mais à une cadence trop élevée pour la maintenir sur 200 mètres.

« J’étais top excitée. Je suis un peu comme ça : je suis une sprinteuse dans l’âme et je n’ai qu’à mettre la ‘switch à on’et ça part ! J’ai appris dans les dernières années à me contrôler, c’est ce que j’ai fait en quarts de finale », a expliqué Langlois, 16e à Rio de Janeiro.

Les deux femmes étaient particulièrement heureuses d’avoir rapidement chassé la rouille, elles qui en étaient — comme le reste des Canadiens inscrits d’ailleurs — à une première compétition internationale depuis les Mondiaux de septembre 2019.

« Je compare ça à enlever un pansement. La première course, t’es un peu fébrile, incertaine. Mon niveau de stress était élevé, a admis Langlois. Ç’a fait du bien. Ça m’a montré sur quoi travailler. C’était comme une répétition pour mon quart de finale. »

« Il y avait de la rouille, je ne suis pas gênée de le dire. J’étais nerveuse aussi. J’avais à mes côtés la double championne olympique et championne du monde en titre (la Néo-Zélandaise Lisa Carrington) : ç’a été un bon signal de réveil ! Je suis heureuse de m’être améliorée entre les qualifications et les quarts. »

L’autre bateau qualifié est celui du C2 1000 m de l’Ontarien Roland Varga et de son coéquipier néo-écossais Connor Fitzpatrick. Ils ont accédé aux demi-finales en prenant le troisième rang de leur quart de finale, le dernier donnant accès aux courses de mardi. Ils ont franchi la distance en trois minutes, 50 768 secondes (3 : 50 768).

Les Ontariens Simon McTavish, Alanna Bray-Lougheed et Madeline Schmidt sont toutefois arrivés à court.

Au K1 1000 m, McTavish a inscrit un temps de 3 : 52 467, lui octroyant le quatrième rang et l’empêchant de poursuivre l’aventure.

Au K2 500 m, Bray-Lougheed et Schmidt ont aussi été incapables de se qualifier pour les demi-finales en prenant le cinquième rang de leur vague, en 1 : 51 862. Seules les quatre premières embarcations accédaient aux demi-finales.