(Nairobi) L’ex-recordman du monde du marathon, Wilson Kipsang, a passé une nuit au poste de police pour avoir festoyé en groupe après l’heure du couvre-feu mis en place au Kenya pour lutter contre la COVID-19, a annoncé une source policière.

Agence France-Presse

« Nous avons procédé à l’arrestation de Kipsang et neuf autres personnes, dont l’un des administrateurs du comté, au Keelu Resort en train de boire et jouer au billard à 22 h », a déclaré à l’AFP le commandant de la police du comté Yten, John Mwinzi. « C’est une infraction très grave. Ces personnes sont respectées et sont supposées montrer l’exemple et non pas aller contre les ordres du gouvernement », a-t-il ajouté.

PHOTO DERIK HAMILTON, USA TODAY SPORTS

Wilson Kipsang après sa 2e place au Marathon de New York en 2017.

Le Kenya a imposé un couvre-feu de 19 h à 5 h pour tenter d’infléchir la courbe de propagation du nouveau coronavirus.

En plus, il est policier de son métier

Kipsang, lui-même officier de police, a plaidé coupable devant la justice vendredi et a été remis en liberté contre une caution de 5000 schillings soit environ 43 euros.

Le médaillé de bronze aux JO-2012 à Londres, qui avait battu le record du monde du marathon en 2013 à Berlin, est actuellement suspendu provisoirement pour « falsification et défaut de localisation » lors de contrôles antidopage par l’Unité d’intégrité de l’athlétisme (AIU).

Mwinzi a également ordonné l’arrestation de 12 athlètes, dont deux étrangers, qui s’entraînaient lundi en groupe sans respecter les règles de distanciation sociale.

La région d’Iten, dans l'ouest du Kenya, attire traditionnellement des milliers d’athlètes de l’élite kenyane ainsi que des étrangers, qui veulent profiter d’un entraînement en altitude (2400 m au-dessus du niveau de la mer) pour améliorer leurs performances.