Dès vendredi, 3500 partisans pourront se réunir au Centre Vidéotron, à Québec, afin d’assister au troisième match de la finale opposant le Canadien de Montréal au Lightning de Tampa Bay.

Florence Morin-Martel
Florence Morin-Martel La Presse

« Au cours des 48 dernières heures, nous avons eu des échanges avec la LNH pour discuter des conditions dans lesquelles nous pourrions accueillir des partisans au Centre Vidéotron et il a été convenu qu’en permettant la vente des billets, d’alcool et de nourriture, ce projet devenait réalisable », a souligné le chef de l’exploitation de Québecor Groupe Sports et divertissement, Martin Tremblay.

Les profits ainsi générés « seront remis au Fonds d’étude des Remparts de Québec, à la Fondation des Canadiens pour l’enfance et au Pignon Bleu », peut-on lire dans un communiqué de presse du Centre Vidéotron, diffusé en fin d’après-midi mercredi. La Ville de Québec collabore au projet, en levant notamment son droit sur la charge contractuelle des billets.

Les billets seront en vente dès jeudi, au coût de 11 $ taxes incluses, et ce autant pour les matchs de vendredi et de lundi, qui se joueront à Montréal. Les installations du Centre Vidéotron seront accessibles dès 18 h 45.

Le tout survient alors que le débat entourant le visionnement des matchs bat son plein partout dans la province. Plus tôt, mercredi, La Presse rapportait que la Direction de santé publique du Québec évalue la possibilité d’assouplir les règles sanitaires pour les rassemblements extérieurs dans la métropole, alors que les matchs du Canadien de Montréal provoquent des rassemblements importants, aux abords du Centre Bell.

Le conseiller médical stratégique de la santé publique, DRichard Massé, a indiqué mercredi que des assouplissements pourraient être annoncés rapidement. Cela dit, les autorités rejettent pour le moment l’idée d’accepter un plus grand nombre de spectateurs dans le Centre Bell en ayant recours à une preuve vaccinale, afin d’admettre les partisans qui sont doublement vaccinés.

« Cette [idée] a été discutée, mais pose toutes sortes de problèmes logistiques. […] Je ne suis pas du tout convaincu de sa faisabilité et que ça puisse se faire sans risque », a tranché le DMassé, affirmant entre autres qu’il serait problématique d’entasser des gens en file pour vérifier leur statut vaccinal, ce qui compromettrait le respect des autres mesures sanitaires.

Avec Henri Ouellette-Vézina, La Presse