Les joueurs ne porteront vraisemblablement pas de visière complète si les activités de la LNH reprennent cet été, même si beaucoup de personnes devront se couvrir le visage autour d’eux.

Stephen Whyno
Associated Press

Les modifications apportées à l’équipement n’ont pas été au cœur des négociations entourant la relance des activités entre la ligue et le syndicat des joueurs, selon une personne au fait des discussions. Cette personne, qui a requis l’anonymat pour discuter avec l’Associated Press puisqu’aucune entente n’a été conclue, a précisé que l’emphase a été mise sur les tests de dépistage et les mesures de sécurité à l’extérieur de la patinoire.

PHOTO FOURNIE PAR BAUER

L’ajout anti-gouttelettes Concept 3 de Bauer s’encastre dans la visière Concept 3 déjà sur le marché. Il n’est pas bleu comme ci-haut : Bauer a mis cette couleur pour distinguer l’ajout inférieur de la visière existante. Il est conçu pour mieux couvrir le pourtour de la bouche, assurer une bonne vision et permettre de bien respirer.

Les joueurs devront se soumettre aux tests de dépistage quotidiens, mais ils n’auront pas à porter de l’équipement de protection supplémentaire pendant les entraînements ou les matchs. Le commissaire adjoint Bill Daly a ajouté qu’il ne s’attendait pas à devoir imposer de l’équipement supplémentaire pour assurer la sécurité des joueurs.

Bauer a approché la LNH pour équiper le personnel de soutien

Néanmoins, le manufacturier d’équipement de hockey Bauer a discuté avec la ligue et les équipes à propos de la distribution de visières de type médical aux entraîneurs, aux dirigeants, au personnel des équipes et aux autres employés de soutien afin d’assurer leur sécurité pendant la pandémie de coronavirus. Le vice-président chez Bauer, Craig Desjardins, a confié que la visière, qui peut s’attacher à la palette d’une casquette de baseball, est « ultra légère », malgré le fait qu’elle soit trois fois plus épaisse que la visière médicale et qu’elle répond aux critères de l’American National Standards Institute pour empêcher la dispersion de gouttelettes.

PHOTO BAUER, VIA AP

Bauer propose à la LNH d’équiper le personnel de soutien de visières pouvant s’attacher à la palette d’une casquette de baseball.

« Il y a un véritable intérêt, a évoqué la vice-présidente du marketing international de Bauer, Mary-Kay Messier. Craig et moi avons reçu de nombreux appels des équipes de la LNH, qui tentent toujours de relancer leurs activités – pour tout leur personnel, mais aussi leur entourage – de manière sécuritaire, surtout pour celles qui songent à devenir des villes bulles, où il y aura de nombreuses interactions. »

Dix villes souhaitent devenir des « villes bulles » qui accueilleront les 24 équipes qui participeront au tournoi éliminatoire, aux finales des Associations Est et Ouest, ainsi qu’à la série finale de la Coupe Stanley. Les joueurs devraient être placés en quarantaine, loin du public, dans ces villes bulles.

Chaque équipe sera limitée à 50 membres de son personnel dans la ville où elle évoluera, tandis que l’amphithéâtre, le complexe d’entraînement, les hôtels et les restaurants qui lui serviront seront placés en quarantaine. « La visière qui s’adapte aux casquettes » de Bauer, qui sera dévoilée mercredi, et un masque de coton seront obligatoires pour les gens qui se trouveront à l’extérieur de la « bulle » et les joueurs présents autour de la surface glacée qui ne patineront pas, parce qu’ils ont déjà l’obligation de se couvrir le visage, pendant les entraînements volontaires.

Les entraîneurs de la LNH et les autres ligues pourraient avoir recours à des visières médicales derrière le banc, également.

« Les entraîneurs crient souvent leurs directives, a rappelé Messier, ce qui signifie que lorsqu’ils crient ou qu’ils parlent fort, alors il y a plus de risques de disperser des gouttelettes. Je dirais que c’est une option très envisageable, à plusieurs niveaux. »

Bien que des protocoles de santé et de sécurité soient en place pour les petits groupes à l’entraînement, qui pourraient être étoffés lorsque les camps d’entraînement se mettront en branle à compter du 10 juillet, les joueurs ont déjà indiqué qu’ils n’étaient pas très chauds à l’idée d’adopter la visière complète ou de modifier leur façon de jouer au hockey si la saison est relancée. Ils préfèrent se concentrer sur les mesures de sécurité à l’extérieur de la patinoire, afin d’assurer leur santé sur celle-ci.

« Par définition, notre sport en est un de contacts, et si nous ne pouvons le faire, alors il n’y a aucune raison de le pratiquer, a déclaré le capitaine des Jets de Winnipeg Blake Wheeler. Le défi sera d’assurer que tout le monde respecte la bulle, que tout le monde soit soumis aux tests de dépistage, que nous soyons tous sur la même longueur d’onde et que nous ayons bien assimilé tous les protocoles avant de nous rendre sur place. »