Quand un chauffeur de zamboni est devenu un gardien d’urgence dans la LNH et a gagné le match, c’est devenu une des histoires les plus accrocheuses dans le monde du sport.

Stephen Whyno Associated Press

Mais David Ayres affrontant les Maple Leafs, en pleine course aux séries, a également suscité un débat sur ce qui devrait arriver dans un tel cas.

Le protocole pour les gardiens d’urgence sera donc un sujet de conversation lorsque les directeurs généraux entameront leurs assises annuelles lundi, à Boca Raton.

Le 22 février, Ayres a stoppé huit des 10 tirs qu’il a affrontés, aidant les Hurricanes de la Caroline à vaincre Toronto.

« C’était une tempête parfaite, a confié le directeur général des Stars, Jim Nill. Vous ne pensez pas que ça va arriver, deux gardiens blessés. Est-ce que ça arrive tous les 20 ans ? Est-ce une belle histoire ? Nous devrons en discuter. »

Ayres n’est pas employé par les Maple Leafs ; il travaille comme directeur des opérations, dans ce qui était le Maple Leaf Gardens. Il est depuis longtemps un gardien sur appel de l’organisation pour les entraînements ; il a aussi déjà été le gardien substitut dans un match des ligues mineures.

La règle actuelle, voulant que dans chaque aréna un gardien d’urgence soit disponible, découle d’un match de 2015 en Floride, où un entraîneur adjoint a presque dû enfiler l’équipement et jouer.

Comme il n’y a eu que deux épisodes — Ayres et Scott Foster pour Chicago en 2018 — les cadres et les officiels pourraient trouver le protocole actuel meilleur que l’idée « à l’ancienne » de poster un des autres patineurs devant le filet.

« Nous avons dit qu’il était injuste pour le gars sur la glace de devoir y aller, a dit Doug Armstrong, directeur général des Blues. Cela n’avait aucun sens. Donc, voyons s’il y a quelqu’un localement. C’est dur de trouver 31 gardiens de but de qualité qui vont à tous les matchs à domicile. Nous pouvons essayer de voir si nous pouvons améliorer le système. »

Armstrong ne soutiendrait pas d’avoir un troisième gardien dans la formation pendant toute la saison. Ce serait aussi peu réaliste. Une option serait d’imposer à chaque équipe d’avoir un employé à temps plein, à la maison et à l’étranger, qui serait prêt à jouer comme gardien si nécessaire.

« Allez-vous trouver un gardien décent qui peut s’entraîner chaque jour et qui travaille au marketing ou ailleurs ?, relance Nill. Il doit voyager avec le club en tout temps. Nous examinons ces scénarios. Il y aussi des questions de convention collective et de lois du travail. Il y a plusieurs choses à voir avant de pouvoir décider quoi faire. »

Le commissaire adjoint Bill Daly a dit que la ligue et les joueurs doivent travailler de concert sur les dossiers de convention collective, comme déterminer qui est considéré comme un joueur. Il n’y a peut-être pas de solution parfaite.

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Bill Daly

« Nous voulons ce qu’il y a de mieux pour le jeu, a dit Daly. Nous voulons nous assurer que les gens ne se mettent pas en danger en jouant comme gardien. »

Quelques autres sujets qui pourraient être à l’agenda, de lundi à mercredi :

– Le commissaire Gary Bettman a déclaré que la LNH n’envisageait pas de changements radicaux à la formule de séries. Mais avec deux des trois meilleures équipes-Boston et Tampa Bay-jouant dans la même section, le scénario où elles s’affronteraient au deuxième tour pourrait mener à des remises en question.

« Il y aura du pour et du contres quelle que soit la décision, a dit Armstrong. Je comprends la logique d’y aller de 1 à 8 au classement, mais c’est un discours facile dans l’Est (où les équipes sont plus près les unes des autres, géographiquement). C’est difficile pour l’Ouest. »

– Les procédures médicales dans les arénas ont été bien suivies quand le défenseur des Blues Jay Bouwmeester s’est effondré sur le banc plus tôt ce mois-ci, en raison d’un épisode cardiaque. En raison du succès de ces protocoles dans des situations impliquant Jiri Fischer, Rich Peverly et Bouwmeester, ce n’est pas un domaine qui nécessite une attention immédiate mais qui continuera d’être examiné, pour voir ce qui pourrait être encore mieux.

« Ce n’est pas vu comme parfait car on parle de quelque chose si important, a confié Armstrong. Ça ne va pas stagner. Nous essaierons toujours d’évoluer pour faire en sorte que la sécurité des joueurs et celle des amateurs soient une priorité. »