(Brossard) Riley Barber avait le sourire facile au terme de son premier entraînement régulier avec le Canadien de Montréal. Non seulement jouera-t-il un premier match dans la LNH en plus de deux ans mardi, mais il le fera devant parents et amis dans sa ville natale de Pittsburgh.

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse canadienne

Barber jouera à la droite de Matthew Peca et Nate Thompson au sein du quatrième trio du Canadien face aux Penguins. Il en sera à sa première sortie dans la LNH depuis le 28 février 2017, quand il portait les couleurs des Capitals de Washington.

« La première fois que vous êtes rappelés, vous êtes un peu éblouis par toutes les vedettes dans le vestiaire, a raconté Barber, lundi. Maintenant, je suis calme et je veux profiter de cette occasion.

« J’ai hâte de jouer et de prouver que j’ai ma place ici. »

Barber a commencé son parcours dans le hockey mineur à Pittsburgh, brillant pour une équipe qui comptait aussi sur les futurs joueurs de la LNH Vincent Trocheck, J. T. Miller et John Gibson. Il a ensuite déménagé à Detroit, mais a gardé les Penguins dans son cœur. Il était d’ailleurs présent au Joe Louis Arena quand les Penguins ont gagné le septième match de la finale de la Coupe Stanley en 2009.

« Ce sera très spécial de retourner là où tout a commencé, et dans ce chandail. Ma famille et moi n’oublierons jamais ça », a-t-il dit, tout en ajoutant que sa mère devait même arriver avant le Tricolore à Pittsburgh, lundi après-midi.

Barber a été repêché en sixième ronde, 167e au total, par les Capitals en 2012, ce que quelques membres de sa famille n’ont pas vraiment aimé en vertu de la rivalité entre les Penguins et les Capitals.

Après un stage de trois saisons à l’Université de Miami en Ohio, Barber a fait le saut chez les professionnels, mais est resté coincé dans la Ligue américaine. Il a disputé seulement trois rencontres dans la LNH en quatre saisons dans l’organisation des Capitals, en février 2017.

Le Canadien l’a embauché en tant que joueur autonome cet été, en ayant probablement en tête qu’il agirait comme bon vétéran chez le Rocket de Laval.

Barber a connu un bon camp et a été l’un des derniers attaquants à être retranché. Et avec trois blessés du côté de l’attaque du Canadien, il aura l’occasion de faire ses preuves dans la LNH.

PHOTO PAUL CHIASSON, ARCHIVES LA PRESSE

Riley Barber applique une mise en échec à Jordan Schmaltz lors du match préparatoire contre les Maple Leafs, le 23 septembre.

« Quand nous discutons pour rappeler un joueur, nous demandons qui joue bien, qui mérite un rappel, a expliqué l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Je ne peux pas regarder tous les matchs du Rocket. Je me base sur les commentaires des autres. Je sais que Riley jouait du bon hockey dernièrement et qu’il avait plusieurs occasions de marquer. Il a connu un départ un peu lent, mais il s’était replacé. »

Barber a inscrit un seul but à ses sept premiers matchs cette saison avec le Rocket. Il a récolté cinq buts et 12 aides lors des 14 rencontres suivantes pour s’installer au sommet de la colonne des pointeurs de l’équipe.

« Récemment, j’avais une bonne cohésion avec [Ryan] Poehling et [Jake] Evans. Et avec Peca avant son rappel, a expliqué Barber. Je travaille fort. Nous avons un bon groupe là-bas. Ça rend la tâche facile.

« C’est un super environnement de travail [à Laval]. Depuis que je suis avec l’équipe, tout est positif. À tous les niveaux, c’est une organisation de première classe. Tout ce qu’on en dit est vrai. [L’entraîneur-chef Joël] Bouchard veut aider les gars à atteindre la LNH et c’est ce qu’il fait récemment. »

Barber espère contribuer offensivement même s’il se retrouvera au sein du quatrième trio du Canadien.

« Je vais continuer à tenter des jeux, décocher des tirs. Je peux créer des occasions, a-t-il dit. Ça ne change pas mon jeu. Je veux être agressif en échec-avant, provoquer des revirements. Et je suis certain que j’aurai de l’énergie pour provoquer des choses. »

Barber a été préféré à Charles Hudon, cédé au Rocket samedi. Hudon a amassé une seule aide en neuf parties avec le Canadien cette saison. S’il avait disputé un 10e match avec le Tricolore, il aurait dû être soumis au ballottage avant d’être à nouveau rétrogradé.

Un autre facteur qui jouait à l’avantage de Barber est qu’il est droitier. Le Canadien comptait sur trois gauchers sur sa quatrième unité lors de son dernier match, vendredi à New York.