L’Avalanche du Colorado devrait enfin accueillir Mikko Rantanen samedi.  

Mathias Brunet Mathias Brunet
La Presse

En son absence, l’Avalanche a conservé une fiche de 6-7-1. Mais l’équipe a connu un tel départ qu’elle a pu s’accrocher à une place en séries éliminatoires. 

Colorado est à deux points des Stars de Dallas et du deuxième rang dans la division Centrale, avec deux matchs de plus à jouer. 

Non seulement le club est-il privé de Rantanen (87 points en 74 matchs l’an dernier) depuis 14 matchs, mais le capitaine Gabriel Landeskog est aussi absent depuis 12 matchs. Le jeune Tyson Jost a aussi été blessé. 

On parle trop peu de l’Avalanche, de son DG Joe Sakic et de l’entraîneur Jared Bednar. 

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Le directeur général de l'Avalanche du Colorado, Joe Sakic.

D’abord Sakic. Nathan MacKinnon demeure la star incontestée à l’attaque avec 35 points en 24 matchs. Mais le flair de Sakic lui a permis d’obtenir des joueurs capables de combler l’absence de ses meilleurs. 

Andre Burakovsky, 24 ans, a été obtenu cet été des Capitals (coincés par le plafond) en retour de choix de deuxième et troisième rondes. Le jeune homme a 21 points, dont 11 buts, en 24 matchs. 

Joonas Donskoi a été obtenu sur le marché des joueurs autonomes moyennant 3,9 millions par année pour quatre ans. Il a 18 points en 24 matchs. Quand Rantanen et Landeskog seront de retour, ils seront dans une chaise qui leur conviendra mieux et qui permettra au Colorado de posséder une profondeur à faire des jaloux. 

Sakic n’a pas mis de temps à jauger la valeur du jeune Cale Makar, quatrième choix au total en 2017. Il s’est permis d’échanger un défenseur droitier offensif comme Makar, Tyson Barrie, un joueur autonome sans compensation à compter du 1er juillet, pour obtenir Nazem Kadri et faire une plus grande place à Makar. 

Kadri a comblé un vide important au centre du deuxième trio. Il a 18 points en 24 matchs. Makar, 21 ans, a presque déjà le titre de recrue de l’année en poche. Il a 25 points en 24 matchs, une fiche de +8 et un temps d’utilisation de plus de 20 minutes par rencontre. Seuls John Carlson et Dougie Hamilton ont plus de points que lui. 

La recrue des Canucks, Quinn Hughes, 20 ans, n’est pas très loin de Makar avec 21 points en 25 matchs, un point de plus que Shea Weber. 

Mais si l’Avalanche a réussi une telle relance il y a deux ans après avoir raté les séries six fois en sept saisons, c’est en raison de la symbiose entre Sakic et son entraîneur Jared Bednar, embauché en catastrophe à quelques semaines du camp d’entraînement en 2016 à la suite du départ précipité de Patrick Roy. 

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L'entraîneur-chef de l'Avalanche du Colorado, Jared Bednar.

«J’adorais sa façon de diriger, confiait récemment Sakic à Ryan S. Clark, affecté à la couverture de l’équipe pour le site theathletic.com. Ses équipes sont rapides. L’échec-avant est intense. La récupération de rondelles agressive. C’est un style nord-sud qui met beaucoup de pression sur l’adversaire. J’adore cette façon de jouer et j’aime voir mes équipes jouer ainsi.»

Sakic a été un grand joueur pour les Nordiques de Québec et ensuite l’Avalanche. Il vient au neuvième rang des compteurs de l’histoire de la LNH derrière Wayne Gretzky, Jaromir Jagr, Mark Messier, Gordie Howe, Ron Francis, Marcel Dionne, Steve Yzerman et Mario Lemieux. 

À titre de DG, il ne passera pas à la postérité avant de voir son club remporter la Coupe Stanley. L’Avalanche a du temps devant lui. En date du 9 octobre, Colorado avait le club le plus jeune de la LNH selon les données compilées par James Mirtle, avec une moyenne d’âge de 25,7 ans. 

Prenons le noyau. MacKinnon a 24 ans, Rantanen 23 ans, Landeskog 27 ans, Jost 21 ans, Kadri 29 ans, Burakovsky 24 ans, Makar 21 ans et Samuel Girard 21 ans. Erik Johnson est le doyen à 31 ans. 

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Mikko Rantanen (96), Nathan MacKinnon (29) et Gabriel Landeskog (92)

En coulisses s’amèneront éventuellement le défenseur gaucher Bowen Byram, repêché quatrième au total grâce au choix obtenu des Sénateurs d’Ottawa pour Matt Duchene, et aussi Alex Newhook, l’autre choix de première ronde en 2019. Newhook a 10 points en 12 matchs à Boston College. Le défenseur Connor Timmins est aussi voué à un bel avenir après une année ratée pour blessure. 

Un modèle à suivre!

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De mal en pis, en effet, mon cher Guillaume Lefrançois. Mon collègue a raison de rappeler le nombre de surnombres accordés par le Canadien hier. Carey Price n'est pas au sommet, mais il a permis au CH de s'accrocher. La défense, et je parle ici du quintette complet, doit être plus responsable sur la glace.