Jonathan Toews n’est pas découragé malgré la fiche des Blackhawks.  

Mathias Brunet Mathias Brunet
La Presse

Chicago a remporté une rare victoire, hier soir contre les Canucks, une cinquième seulement en quinze matchs. Ils sont déjà à sept points de la dernière place donnant accès aux séries éliminatoires et risquent de les rater pour une troisième saison consécutive.

Mais, contrairement aux Kings de Los Angeles ou au Wild du Minnesota, par exemple, la reconstruction des Hawks ne sera pas douloureuse puisque la transition a été amorcée il y a quelques années déjà. 

« On a beaucoup changé au fil des années et c’est une bonne chose, a déclaré hier le capitaine des Blackhawks au journaliste Ed Willes, du quotidien Vancouver Province. (Patrick) Kane et moi pouvons l’admettre, nous avons beaucoup à apprendre de ces jeunes joueurs. On mêle l’expérience à la jeunesse de cette nouvelle LNH. On n’a pas les résultats escomptés, mais on va dans la bonne direction. Nous avons un bel équilibre. »

Toews, 31 ans, joue au sein d’un trio avec Alex Nylander, 21 ans, un choix de première ronde des Sabres en 2016 obtenu pour le défenseur Henri Jokiharju, lui aussi un choix de première ronde, et Brandon Saad, 27 ans. 

Dylan Strome, 22 ans, forme un trio avec Alex DeBrincat, 21 ans, et Kane, 30 ans. David Kampf, 24 ans, joue au centre du troisième trio avec Drake Caggiula, 25 ans, et le plus récent premier choix de l’équipe, Kirby Dach, 18 ans seulement. 

La mutation est aussi en cours à la défense. Adam Boqvist, 19 ans, premier choix de l’équipe en 2018, huitième au total, a été promu au sein de la première paire avec Duncan Keith, 36 ans. Trois autres membres de la défense, Erik Gustavsson, Calvin DeHaan et Olli Maatta ont 28 ans ou moins. 

La transition ne se fait pas toujours sans heurts. Brent Seabrook n’a pas apprécié être rayé de la formation deux fois de suite il y a une dizaine de jours. « Je n’ai pas besoin de repos, a-t-il déclaré aux journalistes. Je me sens en grande forme. J’ai 34 ans. Vous aimez écrire des articles sur mon âge et ma vitesse, mais j’ai encore beaucoup à offrir et être un bon joueur pour quelqu’un... ». Les choses se sont stabilisées depuis son retour dans la formation. 

Mardi, contre les Sharks, Dylan Strome a joué 20:25, dont 4:05 en supériorité numérique, contre 16:23 pour le capitaine Toews, 1:53 en supériorité numérique. Les choses sont revenues à la normale hier contre San Jose. Kane et Toews demeurent les joueurs les plus utilisés à l’attaque depuis le début de la saison avec des moyennes respectives de 21:04 et 19:51. 

Toews tarde cependant à se mettre en marche. Après une saison de 81 points l’an dernier, sa meilleure production en carrière, il a seulement six points, dont deux buts, en quinze matchs. Andrew Shaw, relégué au quatrième trio, a cinq points en quinze matchs. 

Le voyage à Prague, en République tchèque, pour entamer la saison n’a certainement pas aidé. Leurs adversaires, les Flyers de Philadelphie, ont mis du temps à se mettre en branle. Chicago a néanmoins une fiche de 3-2-1 à ses six derniers matchs. 

L’entraineur Jeremy Colliton tente aussi depuis un certain temps de modifier certaines habitudes chez ses joueurs, notamment les entrées de zone en possession de rondelle. Les enseignements et les répétitions à l’entraînement semblent avoir porté fruits hier soir contre les Canucks. 

Quatre des neuf membres des trois premiers trios pour le match d’ouverture l’an dernier, Nick Schmaltz, Dominik Kahun, Artem Anisimov et Chris Kunitz n’y sont plus, remplacés par trois joueurs de 22 ans et moins et un autre de 24 ans. 

Certains sont moins patients et nostalgiques de l’ère Joel Quenneville. Celui-ci a une fiche de 7-3-4 depuis le début de la saison avec les Panthers de la Floride. 

Mais on n’entame pas un processus de réinitialisation sans souffrir un tantinet. Les Panthers peuvent en témoigner. Quenneville récolte un peu les fruits d’années de reconstruction à Sunrise…

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