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Canadien: «On ne peut blâmer personne d'autre que nous-mêmes»

Le gardien Peter Budaj, la mine déconfite après... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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Le gardien Peter Budaj, la mine déconfite après un but des Sénateurs.

Photo Robert Skinner, La Presse

Privé de Carey Price, Brian Gionta, Lars Eller ainsi que trois autres réguliers, le Canadien n'avait plus les ressources nécessaires pour se battre à armes égales.

«On a eu beaucoup de malchance au cours des deux dernières semaines, mais nous n'utiliserons pas cela comme excuse», a tenu à préciser l'entraîneur-chef Michel Therrien.

Le vétéran Andrei Markov n'était pas non plus d'humeur à trouver des sauf-conduits.

«C'étaient les séries et nous n'avons pas joué assez intensément, a soutenu le défenseur russe. On ne peut blâmer personne d'autre que nous-mêmes. On ne peut pas chercher d'excuses. Toutes les équipes ont des blessés et les bonnes formations trouvent le moyen en dépit de cela.»

Ceux qui restaient avaient encore le pouvoir de changer les choses. À ce titre, David Desharnais a enfilé le bonnet d'âne.

«C'est sûr que j'aurais pu faire mieux, ce n'est pas le genre de hockey que je dois offrir à l'équipe, a dit Desharnais. Je peux en donner plus que ça. Je dois apprendre de ce qui vient de se passer et revenir en force.»

Beaucoup de travail à faire

La déception de cette élimination en cinq matchs était renforcée par le rendement de l'équipe en saison régulière qui donnait aux joueurs une raison d'espérer.

«C'est décevant de perdre ainsi parce qu'on a été très bons tout au long de la saison, a indiqué Peter Budaj, qui a cédé sic fois sur 29 lancers. Sans rien enlever aux Sénateurs, je crois que nous avons eu le dessus dans plus de matchs qu'ils ne l'ont eu. Mais nous ne pouvions pas aller chercher les buts que ça nous prenait.»

Cette défaite - face à une formation qui elle-même a eu à composer avec son lot de blessures cette année - donne au Tricolore une mesure du chemin qui reste à parcourir.

«On a fait un pas dans la bonne direction cette année, mais on est conscient qu'il reste beaucoup de travail à faire, a soutenu Michel Therrien. Il faut garder les choses en perspective.»

Anderson a fait la différence

Tout au long de la série, le Canadien s'est buté à un Craig Anderson intraitable.

«À nos yeux, il a été le joueur de la série», a indiqué Therrien.

Son homologue Paul MacLean est évidemment ravi de pouvoir compter sur Anderson, un ancien élève de Pierre Groulx.

«Il nous permet de plier mais de ne pas rompre, a décrit Paul MacLean. Craig nous donne confiance grâce au calme qu'il affiche sous pression. Montréal a amorcé le match en force et nous ne répondions pas comme nous l'espérions. Mais Craig était en forme alors que (le Canadien), qui semblait tendu, a raté deux bonnes chances de marquer.

«On a été chanceux de pouvoir prendre une avance de deux buts parce que ça nous a ensuite permis d'installer notre jeu.»

Le quatrième match a fait mal

En déficit 3-1 après deux périodes, le Tricolore a laissé le plancher aux Sénateurs comme ça avait été le cas dans les matchs précédents. Les Sénateurs ont inscrit 12 buts au dernier tiers au cours de cette série. Le CH ? Pas un seul.

«Ça a bien été pour nous en troisième période dans cette série, a convenu Daniel Alfredsson. Mais c'est beaucoup plus facile de jouer cette troisième lorsqu'on a l'avance, et ça a été le cas ce soir. Le Canadien devait ouvrir le jeu sans quoi sa saison se terminait. Nous avons tiré profit de cela. »

L'autre chose sur laquelle les Sénateurs ont assurément capitalisé, ça a été leur supériorité physique. Face à une formation usée, elle a paru encore plus grande.

«C'est une équipe qui joue physique, on était conscient de cela, a dit Therrien. C'est pour cela qu'on voulait s'en tenir à notre style, à notre exécution et à notre rapidité. Notre intention n'a jamais été de jouer au bras avec eux. Les gars ont juste démontré du courage en se tenant ensemble.»

Le Tricolore était une bête blessée et rien dans le déroulement de cette cinquième rencontre ne l'a aidé à trouver un second souffle.

«Le quatrième match nous a fait mal, a confié Alex Galchenyuk. Le but marqué avec le patin, la question de la mise en jeu... Ça a été dur à avaler.»

«On a joué de malchance dans ce quatrième match, c'est sans doute le match qu'il ne fallait pas échapper», a renchéri Desharnais.

Enfin une rivalité

L'aspect positif de cette série, c'est que les amateurs du Canadien ont appris à détester une équipe située à deux heures de route de Montréal.

«La rivalité a certainement démarré et c'est excitant»a admis l'entraîneur-chef des Sénateurs Paul MacLean. J'ai hâte à l'an prochain.»

«J'ai trouvé cette série très amusante du début à la fin. J'ai félicité Michel, je trouve qu'il a fait un travail extraordinaire pour amener son équipe du dernier rang de l'Association au premier rang de sa section. Je comprends qu'il soit déçu ce soir, mais son équipe a bien joué.»




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