Le message de Gary Bettman aux gens de Québec est on ne peut plus clair: ce n'est pas parce que vous décidez de bâtir un nouveau Colisée qu'on va vous donner une équipe.

Richard Labbé LA PRESSE

Voilà, en substance, ce qu'a fait savoir le commissaire de la LNH lors de son point de presse du match des Étoiles, samedi soir au RBC Center de Raleigh.

Bettman a discuté de plusieurs sujets chauds, incluant le dossier des coups à la tête, mais c'est la question des équipes en difficulté qui a retenu l'attention.

Ce qui a mené aux inévitables questions entourant le retour possible des Nordiques.

«C'est un fait qu'il y a des histoires qui circulent, des histoires qui laissent entendre qu'un nouvel amphithéâtre à Québec, c'est déjà fait, a fait savoir le commissaire. Mais personne ne m'a appelé pour me dire que quelqu'un allait bâtir un nouvel aréna à Québec. On ne veut pas que les gens s'emportent pour rien en pensant qu'ils vont avoir une équipe.»

Ce n'est pas la première fois que Gary Bettman insiste pour calmer l'ardeur des partisans québécois, mais samedi soir, il a insisté encore plus qu'à l'habitude.

«Ce n'est pas parce qu'une ville fait construire un aréna qu'elle obtient ensuite une équipe, a-t-il ajouté. On ne fait pas ces promesses-là. Je le rappelle, nous n'avons aucunement l'intention de déménager une équipe, et nous ne songeons pas non plus à procéder à une expansion.

«C'est vrai que ce serait bien de revenir à Québec. Nous avons de très bons fans dans cette ville, je n'ai jamais douté de ce fait un seul instant. Nous avons dû déménager le club il y a 15 ans parce qu'il n'y avait pas de nouvel aréna, et parce que nous avons été incapables de trouver un propriétaire. Mais je le répète, on ne peut pas faire de promesses, ni à Québec et ni à Winnipeg.»

Quand on lui a demandé ce qu'il pensait de Pierre Karl Péladeau, le commissaire de la LNH a répondu d'une seule phrase: «Je l'ai rencontré, et je l'apprécie sur le plan personnel.»

Avant de parler du dossier de Québec, Bettman avait passé plusieurs minutes à discuter du cas des équipes qui éprouvent des difficultés.

Il a reconnu que le cas des Coyotes de Phoenix n'est pas encore réglé. La ligue est toujours confiante de pouvoir garder le club en Arizona, mais il commence à se faire tard, selon le commissaire. «Il n'y a pas de date butoir. Nous allons nous accrocher tant que le dossier s'en va dans la bonne direction. Mais si le train déraille, nous allons devoir réévaluer notre position. Le temps commence à presser.»

En plus des Coyotes de Phoenix, deux autres équipes doivent se trouver un nouveau propriétaire, soit les Stars de Dallas et les Sabres de Buffalo. Une troisième équipe, les Thrashers d'Atlanta, aimerait dénicher de nouveaux investisseurs.

Le processus de vente des Stars est déjà commencé, et environ six acheteurs potentiels se sont déjà manifestés, selon Gary Bettman.

Les Sabres auraient quant à eux trouvé un sauveur en Terry Pegula, un milliardaire qui a déjà l'appui des gouverneurs de la LNH. Peluga a rencontré les gouverneurs samedi matin en banlieue de Raleigh, mais aucun vote n'a été pris. On raconte que le prix de vente des Sabres a été fixé à 189 millions.

Enfin, Bettman n'a pas trop voulu se prononcer sur le sort des Thrashers d'Atlanta. «Je ne connais pas tous les détails, mais je crois comprendre que la situation des propriétaires là-bas est un peu plus claire», s'est-il limité à dire.