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Amer dénouement

Michael Ryder a déjoué Carey Price pour inscrire... (Photo: David Boily, La Presse)

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Michael Ryder a déjoué Carey Price pour inscrire son deuxième but de la soirée en deuxième période.

Photo: David Boily, La Presse

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François Gagnon
La Presse

Au lendemain d'une défaite cinglante 4-1 face aux Bruins de Boston, le Canadien fera son post-mortem de la saison du Centenaire cet après-midi à son complexe d'entraînement de Brossard.

Les joueurs iront chercher leurs effets personnels entre 13h et 16h. Le directeur général en entraîneur-chef Bob Gainey rencontrera ensuite les médias.

Et dire que cette saison du Centenaire devait être faste. Dirigé par le finaliste au trophée Jack-Adams, champion en titre de l'Association de l'Est, avec Robert Lang, Georges Laraque et Alex Tanguay en renfort, le Canadien était promis à de grandes choses.

Elle s'est terminée sur une tout autre note: par une défaite de 4-1. 

Vidéo: Carey Price lève les bras au ciel

>>> Le sommaire du match

Une défaite qui a été saluée par des huées, des ovations offertes en guise de dérision à l'endroit de Carey Price pour le moindre arrêt de routine, ovations qui ont poussé Price à imiter Patrick Roy en levant les bras au ciel et des appels répétés à Guy Carbonneau.

Loin de condamner Carey Price pour son geste à l'endroit des partisans, un geste en tous points semblables à celui posé par Roy le 2 décembre 1995 après un arrêt de routine devant Sergei Fedorov des Red Wings de Detroit, Bob Gainey l'a défendu avec vigueur.

«Les partisans ont été impolis et injustes. J'imagine que Carey aurait pu garder son calme. Mais quand tu te fais ainsi attaquer, qui te défendra si tu ne le fais pas toi-même?» a d'abord lancé Bob Gainey et faisant ensuite référence à des incidents semblables survenus à Los Angeles.

«Les partisans des Kings, des odieux trous-du-cul ont chassé Darryl Sydor en le huant. Nous avons hérité de ce très bon jeune défenseur à Dallas et ils nous ont aidé à gagner. Nos partisans devraient y penser à deux fois avant de faire des gestes semblables. Car ils pourraient chasser de très bons joueurs qui viendront ensuite battre le Canadien avec d'autres formations.»

Bouteilles plutôt que confettis

Le Canadien s'incline donc en quatre rapides parties aux mains des Bruins de Boston. C'était la sixième fois depuis l'expansion de 1967 que le Canadien était ainsi balayé d'une série.

Depuis 1a dernière conquête de la Coupe Stanley, le Tricolore n'a offert que quatre victoires en séries et encore, elles sont toutes survenues en première ronde.

Des circonstances qui ont contribué à une fin de match tumultueuse au Centre Bell.

Car au lieu de célébrer une 25e Coupe Stanley sous une pluie de confettis, les joueurs du Canadien ont dû se protéger d'une averse de bouteilles d'eau tirées par des partisans frustrés lorsque la sirène à mis un terme à la rencontre, aux séries, à la saison. «J'appréhendais ce genre de réaction et mes craintes se sont concrétisées. Je tiens toutefois à remercier tous les amateurs qui nous ont malgré applaudis après le match, mais certainement pas ceux qui nous ont envoyé des bouteilles par la tête», a lancé un Christopher Higgins, aux larmes après la défaite.

Bon début, mauvaise fin

Comme ils l'avaient fait lundi, les joueurs du Canadien ont bien amorcé la rencontre. Andrei Kostitsyn a donné les devants 1-0 au Tricolore. Mais les Bruins, avec deux buts rapides en fin de première marqué par Michael Ryder et David Krejci, ont vite démontré leur supériorité.

Toujours privé d'Andrei Markov, Robert Lang et Francis Bouillon, le Canadien devait aussi se passer d'Alex Tanguay, Mathieu Schneider et Patrice Brisebois, le Canadien ne s'est pas remis de ces deux filets.

Phil Kessel et Michael Ryder une fois encore, avec son quatrième contre son ancienne équipe, ont scellé l'issue du match. «Personne n'aime perdre, surtout en quatre matchs. On a été battus par une meilleure équipe, mais nous l'avons parfois aidée. Comme ce fut le cas ce soir», a lancé Bob Gainey, qui tirera un trait sur la saison cet après-midi à Brossard.

«Nous avons connu une année difficile avec les blessures, un changement d'entraîneur. Mais nous nous sommes rendus en séries, ce qui était notre objectif. Mais il faut reconnaître que dans les circonstances, il nous était difficile de rivaliser avec les Bruins qui formaient une meilleure équipe que la nôtre», a ajouté Gainey.

Dans le vestiaire, Chris Higgins ne pouvait se consoler avec les propos de son coach.

«Certainement pas ce soir et au cours des prochains jours. Tu n'atteins par la Ligue nationale avec une attitude de perdant. Tu cherches toujours une façon de gagner et non une façon de perdre.»

Obligé de déclarer forfait avant le match, Alex Tanguay vociférait contre ceux qui mettaient son courage en doute.

«Je vais me faire opérer à l'épaule droite au cours des prochains jours et je ne suis pas capable de lever mon bras gauche. J'ai fait l'échauffement et j'ai tout tenté, mais c'était impossible. Je n'ai joué que 50 matchs cette année. Je me bats pour un contrat. Je voulais jouer le plus de matchs possible en séries et connaître le plus de succès possible en séries pour m'aider à obtenir ce contrat. Je suis vraiment choqué des commentaires que j'ai entendus», a conclu Tanguay.




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