(Paris) Pas de course avant le 1er juin : la décision entérinée mercredi par l’Union cycliste internationale entraîne le report du Critérium du Dauphiné, l’épreuve préparatoire au Tour de France, et fait peser une pression supplémentaire sur la tenue de la Grande Boucle aux dates prévues.  

Agence France-Presse

La pandémie de coronavirus provoque donc une prolongation d’un mois « pour toutes les disciplines cyclistes et toutes les catégories de coureurs », selon l’UCI qui a tenu une réunion à distance, mercredi, avec les représentants des organisateurs, des coureurs et des équipes.  

Hormis le Dauphiné, dont le départ était programmé le 31 mai à Clermont-Ferrand, les autres épreuves WorldTour organisées en mai avaient déjà été rayées du calendrier aux dates prévues : Tour de Romandie, Eschborn Francfort et surtout Tour d’Italie (Giro), le deuxième des grands tours nationaux.  

Pour le Dauphiné, qui est organisé comme le Tour de France par ASO (Amaury Sport Organisation), le compte à rebours était pressant dans le contexte dramatique de l’épidémie. « La priorité est la situation sanitaire du pays », a déclaré mercredi soir à l’AFP le directeur du Tour Christian Prudhomme. « Si je parle publiquement, c’est parce qu’une décision a été prise ce jour pour le Dauphiné ».  

« Nous travaillons avec les collectivités à un report. Même pour, éventuellement, une version plus courte. Il faut trouver une date dans un calendrier hyper-resserré », a affirmé le directeur du Tour.

Au-delà du Dauphiné, traditionnel galop d’essai en montagne à trois semaines du Tour de France, c’est le rendez-vous numéro un de la saison qui se profile.  

Le Tour de France pas encore annulé

« À ce jour, les dates du Tour de France sont maintenues », a confirmé Christian Prudhomme. « Mais ce serait mentir que de dire que l’on n’étudie pas d’autres hypothèses en ce qui concerne les dates ».  

Confrontés au casse-tête du calendrier, les dirigeants du cyclisme ont défini une marche à suivre. Une nouvelle réunion sous l’égide de l’UCI est prévue dans un délai de deux à trois semaines pour procéder à une réévaluation de la période sans compétition, en fonction des nouvelles données sur la situation sanitaire.  

« La volonté est de laisser deux mois de visibilité aux coureurs », a expliqué le directeur du Tour. « Ce qui correspond à un mois pour les entraînements sur route et un mois ouvert à la compétition (avant l’échéance) ».  

En d’autres termes, un départ à la date prévue, le 27 juin à Nice, dépend de ce scénario favorable, combinant une autorisation de sortie sur route en mai et une possibilité de courses en juin. Mais, à l’évidence, l’étau se resserre pour que la grande fête du Tour, l’évènement populaire qui draine des millions de personnes sur la route, donne le coup d’envoi de l’été.  

« Dans le Tour de France, le mot le plus important est France », a insisté Christian Prudhomme. Après tant de drames, « il y aura sans doute une ferveur décuplée ».