Les travaux de rénovation du circuit Gilles-Villeneuve nécessaires au maintien de la Formule 1 à Montréal au-delà de 2014 seraient plus chers que prévu, ce qui forcerait à réévaluer l'investissement. Et repousserait, par conséquent, la conclusion d'une entente définitive avec Bernie Ecclestone.

Sébastien Templier LA PRESSE

Selon ce qu'a appris La Presse auprès d'une source très proche du dossier, la facture totale des travaux, évaluée à environ 25 millions de dollars en fin d'année dernière, serait plus élevée après le dépôt d'un premier devis demandé par les pouvoirs publics. Le devis avoisinerait les 40 millions, une «préoccupation».

Cette somme force la vérification des coûts et l'obtention de devis supplémentaires. Chacune des parties - politiques - impliquées veut évidemment avoir l'heure juste sur les coûts réels de ces travaux d'infrastructures avant de s'entendre sur le partage des dépenses et des responsabilités et de signer quoi que ce soit.

La modernisation des installations du circuit Gilles-Villeneuve est l'une des principales conditions au maintien de la Formule 1 dans la métropole québécoise jusqu'en 2024. La tour de contrôle doit être rénovée, le pavage de la piste doit être refait, un hôpital de piste doit être mis à disposition, les garages et le «paddock» doivent être grandement améliorés. Ce sont ces derniers qui représentent la plus grosse part de l'investissement.

L'autre grande condition assurant la pérennité de la F1 à Montréal est l'acceptation d'une augmentation de la contribution annuelle des pouvoirs publics. La prochaine entente éventuellement signée entre ceux-ci et Bernie Ecclestone prévoit une indexation de 4% de cette contribution annuelle, qui est actuellement de 15 millions. Le gouvernement du Québec, le gouvernement du Canada, la Ville de Montréal et Tourisme Montréal se sont mis d'accord sur cette indexation.

Il reste donc à régler cette question des travaux: leur coût et le partage éventuel de celui-ci. Le pessimisme ne serait pas de mise du côté des pouvoirs publics et personne ne semble vouloir traîner les pieds. «C'est un dossier apolitique», confie notre source.

L'entente sur ces deux points - l'indexation et les travaux - entre Bernie Ecclestone et sa société d'exploitation de la F1, Formula One Management, d'une part et les pouvoirs publics d'autre part n'interviendra pas avant le printemps. Au promoteur de la course de s'entendre ensuite avec Bernie Ecclestone.

On espère annoncer une bonne nouvelle, idéalement à l'occasion du prochain Grand Prix du Canada à Montréal.