Le circuit du Grand Prix d'Inde de Formule 1, à Greater Noida près de New Delhi, a été inauguré mardi, à moins de deux semaines de l'épreuve programmée le 30 octobre.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Des craintes avaient été émises sur le degré de préparation du premier Grand Prix d'Inde qui se disputera sur un circuit long de 5,14 km, d'un coût de 240 millions $ et dessiné par l'architecte allemand Hermann Tilke.

Il fait partie d'un ambitieux complexe sportif qui comprend notamment un stade de cricket répondant aux standards internationaux.

Le pilote indien Narain Karthikeyan (Hispania), qui concourra le 30 octobre, a salué l'événement, estimant que le circuit était «l'un des meilleurs au monde».

La capacité de l'Inde à organiser l'événement avait été mise en doute après le fiasco des derniers Jeux du Commonwealth dans la capitale indienne en octobre 2010.

Ces Jeux, qui devaient être une vitrine de l'Inde en tant que puissance mondiale émergente, ont surtout mis en évidence une organisation chaotique, gangrenée par la corruption. Cette édition a été la plus coûteuse jamais organisée: le budget initial de deux milliards de dollars a été multiplié au moins par trois.

«Nous nous sommes couverts de honte après les Jeux du Commonwealth», a convenu mardi Manoj Gaur, président de Jaypee group, promoteur du circuit.

«Le projet de Grand Prix était donc un défi, a-t-il poursuivi. Nous avions décidé que le circuit serait si impressionnant que la honte des Jeux du Commonwealth serait effacée et notre honneur restauré dans le monde.»

Environ 100 000 spectateurs sont attendus pour le Grand Prix et selon M. Gaur, pratiquement toutes les places sont déjà vendues.