Si son expérience au volant d'un bolide Busch est pour le moins satisfaisante, les performances enregistrées ce week-end en Grand Am le sont tout autant, ce qui laisse entrevoir de belles choses pour le reste de la saison.

Pierre-Marc Durivage

Sur la bonne voie

Si son expérience au volant d'un bolide Busch est pour le moins satisfaisante, les performances enregistrées ce week-end en Grand Am le sont tout autant, ce qui laisse entrevoir de belles choses pour le reste de la saison.

«On avait pas mal de difficultés avec la voiture depuis quelques mois, la suspension avant causait beaucoup de sous-virage. L'avant de la voiture ne tournait pas, a expliqué Carpentier. Lors de la dernière course (en Alabama), on a fait de gros changements. L'avant tenait mieux mais c'est l'arrière qui glissait. Mais, en arrivant ici, on a réussi à faire d'autres modifications et tout s'est bien passé. Aujourd'hui, la voiture est fantastique et c'est agréable à conduire.»

Reste maintenant à son jeune coéquipier Szekeres à manger ses croûtes. Hier, il a chuté en 16e place après avoir été victime d'un accrochage à la relance du 29e tour. C'en était fait de la course de Carpentier, qui a quitté le circuit peu de temps après. Il avait presque prévu le coup, en descendant de son bolide, au 12e tour.

«J'espère que Kris va être patient, c'est seulement sa 45e course à vie, alors il a tendance à faire de petites erreurs, a-t-il déclaré. Je lui ai dit d'être patient, que ce n'était pas grave s'il perdait quelques positions». Szekeres a tout de même complété la course en 10e place, voilà qui ne s'annonce pas trop mal pour l'équipe.

Heureusement, Carpentier ne comptera que sur lui-même, cet après-midi, en Série Busch.

C'est donc avec le sentiment du travail accompli qu'il a quitté le circuit, hier. L'homme est heureux et ça parait. Malgré un horaire démesurément chargé.

«C'est un weekend fou, mais ça a été comme ça au cours des trois dernières semaines, a dit Carpentier. Mais le fait de rouler si bien dans les deux séries rend les choses beaucoup plus faciles.»

En plus de devoir sauter de sa voiture de Busch à celle de Daytona Prototype, il continue à multiplier les présences publiques. Une séance de signatures d'autographes, hier matin, entre la qualification Grand Am et les essais Busch, un autre exercice promotionnel ce matin, avant la qualif de Busch.

En vertu du temps canon réalisé à son ultime passage lors de la dernière séance d'essais (1:41:948), il disputera la qualification au sein du dernier des neuf groupes qui s'élanceront en piste, ce midi.

«Ça va vraiment bien, a reconnu Carpentier. On a roulé avec le plein d'essence toute la journée car on voulait roder nos ajustements de qualification, étant donné qu'une fois la voiture qualifiée, on ne peut plus y toucher.» Il a attendu de refroidir un peu ses freins avant d'y aller pour le tour qui allait le placer tout en haut du classement.

Si tout semble aller pour le mieux au niveau des freins, des pneus et de la suspension, ce n'est toutefois pas le cas pour le moteur. «Il y a un problème de surchauffe, a-t-il dit. Après cinq tours, la température monte à 240 degrés F. Normalement, on doit se tenir autour de 200, 210 degrés. En course, même si j'essaie de ménager mon moteur, le fait de suivre d'autres voitures n'y changera probablement rien.»

Heureusement, la journée d'aujourd'hui s'annonce moins chaude que celle d'hier, ce qui pourrait peut-être permettre aux gros V8 de souffler un peu.