(Miami) Jamais deux sans trois : le Monégasque Charles Leclerc, actuel leader du championnat du monde s’est offert samedi au volant de sa Ferrari la pole position du premier Grand Prix de Miami, la troisième en cinq courses, devant son coéquipier, l’Espagnol Carlos Sainz.

Mis à jour le 7 mai
Hélène DAUSCHY Agence France-Presse

Si la Scuderia est parvenue à placer ses deux pilotes aux avant-postes, l’écurie au cheval cabré devra se méfier de la deuxième ligne, occupée par les Red Bull du Néerlandais Max Verstappen, troisième devant le Mexicain Sergio Pérez.

Le champion du monde en titre a cédé la 2e place à l’Espagnol pour seulement… 5/1000 e !

Photo John David Mercer, USA TODAY Sports

Mais Verstappen revient de loin. Victime de divers problèmes techniques la veille lors de la première journée des essais, il avait passé le plus clair des deux séances au garage, ce qui n’est jamais idéal, surtout sur un nouveau tracé.

« Dans l’ensemble, je suis assez satisfait des qualifications. Aujourd’hui, j’essayais encore d’appréhender la piste, donc être aussi compétitif en qualification était une surprise », a réagi le Néerlandais, confiant pour le GP.  

Verstappen, deuxième au championnat, compte actuellement 27 points de retard sur Leclerc et Red Bull pointe à onze unités de Ferrari, leader au championnat des constructeurs.

Parterre de vedettes

Sur le circuit de l’Autodrome international de Miami, les pilotes doivent composer avec un nouveau tracé puisque jamais la discipline reine du sport auto n’avait encore atterri dans la ville floridienne.

Le départ sera donné à 15 h 30 dimanche (21 h 30 heure française) devant un parterre attendu de vedettes sur l’Autodrome international de Miami, et de nouveau sous des températures dépassant les 30 degrés dans l’air et les 50 degrés sur la piste.

Derrière le quatuor de tête, le Britannique Lewis Hamilton (Mercedes), qui a pu compter sur le soutien de l’ancienne première dame des États-Unis Michelle Obama, aperçue dans le garage Mercedes lors de la dernière séance d’essais, est parvenu à arracher la 6e place derrière Valtteri Bottas (Alfa Romeo).

Son coéquipier, George Russell, performant la veille lors des premiers essais, ne partira que 12e du GP.

L’écurie championne du monde en titre tente toujours de combler les lacunes de ses monoplaces, en difficultés depuis le début de la saison.  

Le constructeur a apporté à Miami une série de changements au niveau des ailerons de ses monoplaces afin notamment de gagner en vélocité.

Toutefois, Hamilton avait indiqué vendredi ne pas attendre de « solution miracle » avec ces changements pour combler l’écart avec Ferrari et Red Bull.

Ocon au garage –

Le Français Esteban Ocon (Alpine), violemment sorti de piste lors de la dernière séance d’essais disputée plus tôt dans la journée, n’a pas participé aux qualifications. Son châssis trop endommagé dans l’impact avec les barrières de sécurité n’a pas pu être remplacé à temps.

Sorti indemne de l’accident, le Normand « se porte physiquement bien et participera à la course », dimanche, a rassuré son équipe.

Ocon partira donc dernier, derrière la Williams du Canadien Nicholas Latifi, 19e.  

Mais le pilote ne se démonte pas et assure au micro de Canal + : « Je pense que le rythme de la voiture était très bon pendant ce week-end, on était toujours dans le top 10, c’était plutôt solide de ce côté-là. Donc on va essayer de faire une belle course demain, remonter et faire un beau show », devant quelque 82 000 spectateurs attendus.

Le tracé du GP, long de 5,41 km, est construit autour du Hard Rock Stadium, antre de l’équipe de football américain des Miami Dolphins (dont le PDG Tom Garfinkel est le promoteur du GP) et de l’Open de tennis de Miami, placé au cœur du dispositif.

Temple du faste et du « fake », une fausse Marina a été installée à l’intérieur du circuit attirant depuis le début du week-end la curiosité du public, venu admirer la petite dizaine de yachts installés… sur des planches de bois parés d’un revêtement couleur azure.  

Sur la piste, pour accroître le spectacle, le tracé comporte des « générateurs d’erreurs », qui, selon les organisateurs, ont été « conçus pour permettre aux voitures de se rapprocher les unes des autres » et ainsi augmenter les possibilités de dépassement.