(Sakhir) Lewis Hamilton a semblé pessimiste au sujet du rendement de sa nouvelle voiture Mercedes, samedi, à l’aube de la dernière journée des essais hivernaux au Bahreïn.

Mis à jour le 12 mars
Associated Press

Hamilton a échappé son huitième championnat du monde de Formule 1 au dernier tour de la dernière course de la dernière saison, et il tentera en 2022 de ravir le titre au pilote Red Bull Max Verstappen.

Le Néerlandais a d’ailleurs signé le meilleur temps de la dernière séance d’essais, samedi soir. Au volant de sa RB18 disposant d’un fond plat amélioré et de nouveaux pontons, Verstappen a signé un chrono de 1 min 31, 720 s — le plus rapide des trois journées d’essais hivernaux au Bahreïn.

Il a retranché 0,7 seconde au temps du pilote Ferrari Charles Leclerc sous les réflecteurs, et dans des conditions de piste qui s’apparenteront à celles en vigueur pour la première course de la saison au même endroit, dimanche prochain.

Le double champion du monde, Fernando Alonso, a propulsé sa voiture Alpine jusqu’au troisième rang, repoussant le coéquipier de Hamilton chez Mercedes, George Russell, en quatrième place. Ils étaient chacun à environ une seconde de Verstappen.

Hamilton a concédé 4,5 secondes à Verstappen au 17e échelon, mais il s’était élancé en piste tôt en matinée, alors que les conditions étaient plus difficiles que celles en après-midi et en soirée.

Il a notamment été devancé par le Torontois Nicholas Latifi, qui a enregistré le 15e temps au volant de sa Williams, tout juste devant le Québécois Lance Stroll, 16e, à 4,309 secondes de Verstappen.

« Nous avons beaucoup appris tout au long des essais, et chaque session avec la voiture a été utile pour la faire progresser. Bahreïn est un excellent circuit pour tester les limites de la voiture dans les virages à basse et haute vitesse, donc c’est positif que nous ayons pu terminer le programme comme prévu », a déclaré le pilote de Mont-Tremblant par voie de communiqué.

PHOTO GIUSEPPE CACACE, AGENCE FRANCE-PRESSE

La Mercedes de Lewis Hamilton

Le Britannique semblait donc déçu de la tournure des évènements.

Hamilton et les autres pilotes ont notamment éprouvé de sérieux ennuis lors des essais hivernaux cette saison avec ce que la F1 appelle du « marsouinage » — un problème aérodynamique qui fait bondir la voiture à répétition en ligne droite, rappelant le mouvement d’un dauphin — et d’autres éléments, dont l’adhérence des pneus.

« Nous ne sommes pas les plus rapides en piste en ce moment ; je crois que c’est Ferrari. Il y a ensuite Red Bull, et peut-être nous, a commenté Hamilton samedi au Bahreïn. Mais nous ne sommes de toute évidence pas au sommet. »

Même Mercedes, qui a obtenu un huitième championnat du monde des constructeurs consécutif l’an dernier, éprouve des ennuis avec la stabilité de sa voiture à Sakhir, qui accueillera la première course de la saison dimanche prochain.

« Tout le monde est ennuyé par cette piste bossée, et nous terminerons ces essais en sachant qu’il nous reste encore beaucoup de travail à faire, a admis Hamilton. Tout le monde dérape ; les pneus sont encore pires cette saison.

« Au moins, il semble que les voitures soient plus stables lorsqu’on se suit de près en piste », a poursuivi le vétéran âgé de 37 ans.

Par ailleurs, ce fut une journée éreintante pour le pilote McLaren Lando Norris, le seul de son équipe à tourner sur le circuit international du Bahreïn. Son coéquipier, Daniel Ricciardo, récupère toujours après avoir reçu un diagnostic positif au coronavirus.