(Detroit) Le Suédois Marcus Ericsson a remporté la première course du Grand Prix IndyCar de Detroit, samedi, marquée par le violent accident de son compatriote Felix Rosenqvist, sorti indemne alors que son bolide a violemment percuté de face un bloc de béton.

Agence France-Presse

Âgé de 30 ans, Ericsson (Chip Ganassi Racing), pilote de Formule 1 de 2014 à 2018, décroche sa première victoire en Indycar, sur ce même circuit routier de Detroit où il avait obtenu son meilleur résultat jusqu’alors, une 2e place en 2019.

Un coup du sort lui a permis de s’imposer, quand le vétéran australien Will Power (Penske), 40 ans, en tête et bien parti pour l’emporter, n’a pu redémarrer sa voiture après la dernière interruption de la course par un drapeau rouge, à cinq tours de l’arrivée.

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Marcus Ericsson

C’était suite à un autre accident, sans gravité, du Français Romain Grosjean, qui débute cette saison en Indycar.

Ericsson a résisté jusqu’au bout au Néerlandais Rinus Veekay (Ed Carpenter Racing), deuxième, et au Mexicain Pato O’Ward (Arrow McLaren), troisième, qui fait une bonne opération au championnat puisqu’il prend la 2e place provisoire au Néo-Zélandais Scott Dixon.

Bien plus que son épilogue et son scénario à rebondissements, c’est la frayeur causée par l’accident de Rosenqvist au 25e tour qui a frappé les esprits. A la sortie d’un virage sur la droite, le pilote âgé de 29 ans a enfoncé sa voiture dans le bloc de béton en face et a été probablement sauvé par le mur de pneus empilés contre.

Rosenqvist « conscient et alerte »

Au bout de longues minutes, pendant que la course était logiquement interrompue trois tours plus tard par un drapeau rouge, il a pu être extrait avec la plus grande prudence de sa monoplace et placé sur un brancard, bien conscient, une minerve entourant son cou.

Conduit à l’hôpital, ses premiers examens ont été rassurants : « Il se porte bien. Il est conscient et alerte. Il n’a jamais perdu conscience, il parlait tout le temps. Il était endolori, mais il n’a perdu aucune sensation nulle part », a indiqué le directeur des services médicaux de l’IndyCar, Geoffrey Billows.

Une heure environ après ce terrible accident, la course a pu reprendre une fois la zone accidentée nettoyée et le mur de protection remis en conformité. Scott Dixon menait alors les débats, mais, comme une dizaine d’autres concurrents, il a dû ravitailler immédiatement, ce qui a permis à Will Power de prendre les devants jusqu’à son abandon.

Côté Français, Simon Pagenaud peut aussi avoir des regrets : sixième à cinq tours de la fin, il est devenu cinquième en profitant des malheurs de Power, mais il a ensuite perdu une féroce bataille, dans les derniers tours, avec Graham Rahal et Santino Ferrucci.  

Les voitures se sont touchées et la sienne a perdu de sa vitesse, doublée ensuite par d’autres pour finir 12e, derrière celle de Sébastien Bourdais.