La troisième place de Raphaël Lessard à sa dernière course, le 27 mars, sur la terre battue de Bristol, ne pouvait mieux tomber. Plus que jamais, le Québécois doit attirer l’attention des commanditaires.

Frédérick Duchesneau Frédérick Duchesneau
La Presse

Pour le moment, rien de concret n’en a toutefois découlé pour le pilote de camionnette en série NASCAR Camping World (NCWTS). À neuf jours de l’épreuve de Richmond, en Virginie, la saison du Beauceron est menacée.

« C’est sûr que c’est plus dur ces temps-ci et, des fois, on ne dort pas beaucoup parce qu’on ne sait pas exactement ce qui va se passer », a admis en entrevue téléphonique le pilote de 19 ans, dont le ton était nettement moins enjoué qu’à l’habitude.

En ce qui a trait à la course du 17 avril, bien qu’il n’ait pas l’assurance de la disputer, il semble relativement positif. Mais pour la suite, aucun doute.

S’il n’y a rien qui se passe, c’est après que ça va s’arrêter.

Raphaël Lessard

Lessard, vainqueur à Talladega l’an dernier, tente donc de garder sa concentration sur la piste malgré un avenir à court terme très incertain.

« En tant que pilote, en ne sachant pas si ça va continuer, c’est sûr que j’y pense quand même beaucoup, avoue-t-il. C’est un moment qui est assez dur. »

« Pas trop d’attentes »

Évidemment, le fait d’en parler ne nuit pas. Ces derniers jours, plus de gens ont voulu savoir comment ils pourraient lui prêter main-forte. Son équipe est en discussions avec des partenaires potentiels. Mais de telles ententes ne sont pas simples à officialiser. Or, le temps presse.

« On essaie de se dépêcher parce qu’il est minuit moins quart. Je suis au point où je ne me fais pas trop d’attentes jusqu’à ce que ça soit vraiment concret », lâche le jeune pilote de GMS Racing.

Compréhensible, puisque le refrain était le même à la mi-janvier. Des discussions avaient lieu, mais trois mois plus tard, la situation du Québécois n’a pas changé malgré les efforts de son entourage. Il faut dire que la pandémie ne rend pas le contexte favorable aux alliances financières.

On regarde surtout du côté du Canada, bien que des partenaires américains seraient, cela va de soi, également bienvenus.

Alors, Lessard participera-t-il à la prochaine course et aux 16 suivantes, ou son rêve américain sera-t-il interrompu ? Le compte à rebours est enclenché.