Comme dans un film hollywoodien, il y a eu du suspense, depuis une semaine, et un «happy end»... en quelque sorte. Les quelque 87 500 fans mardi matin qui avaient signé une pétition sur internet pour que Räikkönen reste chez Ferrari ont eu un prix de consolation. «Iceman» reste en F1, chez Sauber, en vertu d'un contrat de deux ans.

Publié le 11 sept. 2018
D'APRÈS AFP

Ferrari ne pouvait pas se séparer brutalement du Finlandais, l'un des pilotes les plus populaires même s'il parle très peu. Il a déjà disputé 285 GP, dont 144 pour la Scuderia.

100 podiums

Il a surtout remporté 20 Grands Prix (le dernier en 2013, chez Lotus) et il est monté à Monza, il y a 10 jours, sur son 100e podium de F1, après avoir signé la veille sa 18e pole position.

«Iceman» va boucler la boucle car il avait débuté chez Sauber en 2001. Il est ensuite parti chez McLaren (2002-2006) et Ferrari où il a été sacré champion du monde en 2007.

Suite à l'arrivée de Fernando Alonso, il a ensuite pris deux années sabbatiques pour faire du rallye (2010-2011), avec un certain bonheur.

Le Finlandais est revenu en F1 en 2012 chez Lotus, a gagné à Abou Dhabi (2012) et en Australie (2013), puis il est retourné chez Ferrari en 2014, assumant sans sourciller, sans faire de vagues, le rôle ingrat de numéro 2 d'Alonso, puis de Vettel, six titres mondiaux à eux deux.

Le sourire de Kimi Räikkönen. On le l'appelle pas Iceman pour rien. Photo AFP

Kimi connaît les moteurs Ferrari

«Pendant toutes ces années, la contribution de Kimi à l'équipe a été fondamentale», écrit mardi le Team Principal de la Scuderia, Maurizio Arrivabene. «Il a joué un rôle décisif dans la croissance de l'équipe et a toujours eu l'esprit d'équipe. Il restera à jamais dans l'histoire de la famille Ferrari», ajoute-t-il.

«Signer Kimi comme pilote représente une étape très importante dans notre projet», s'est réjoui de son côté Frédéric Vasseur, le directeur général de Sauber-Alfa Romeo. Les monoplaces suisses sont propulsées par des moteurs Ferrari, comme la future voiture de course de Leclerc. Räikkönen sera très utile --pas seulement comme pilote-- à cette écurie nouvellement commanditée par Alfa Romeo, filiale de Ferrari.

De son côté, Räikkönen a semblé bien accepter de faire les frais du virage-jeunesse chez Ferrari : «Deux saisons chez @sauberf1team ! Super content de revenir où tout a commencé !», a écrit Räikkönen sur son compte Instagram.

Vasseur a aussi un mot pour Leclerc: «C'était un grand plaisir de soutenir Charles Leclerc pendant sa première saison de F1. Depuis son arrivée, il a donné beaucoup de motivation à l'équipe», écrit Vasseur, qui va «suivre de près» la suite de la carrière de Leclerc. Comme beaucoup de fans de F1, dans l'écurie la plus prestigieuse.

Kimi Räikkönen en bref

Nom: Räikkönen

Prénom: Kimi

Surnom: «Iceman»

Date de naissance: 17 octobre 1979

Lieu de naissance: Espoo (Finlande)

Nationalité: Finlandais

Taille: 1,75 m

Ecurie 2018: Ferrari

Numéro de course: 7

Palmarès en F1:

Champion du monde 2007

GP disputés: 287

Ecuries: Sauber (2001), McLaren (2002-2006), Ferrari (2007-2009), Lotus (2012-2013), Ferrari (2014-2018), Sauber (à partir de 2019)

Débuts: Australie 2001 (6e)

Première victoire: Malaisie 2003

Dernière victoire: Australie 2013

Victoires: 20

Podiums (victoires comprises): 100

Pole positions: 18

Meilleurs tours: 46

Points marqués: 1729

Nombre de tours en tête d'un GP: 1258

Classement au Championnat du monde des pilotes: 1er (2007), 2e (2003, 2005), 3e (2008, 2012), 4e (2015, 2017), 5e (2006, 2013), 6e (2002, 2009, 2016), 7e (2004), 10e (2001), 12e (2014)

Palmarès en Championnat du monde des rallyes (WRC):

Nombre de rallyes disputés: 21

Premier rallye: Finlande 2009 (Fiat Abarth), abandon

Premier temps scratch: Allemagne 2010

Meilleur résultat: 5e (Turquie 2010)

Écuries:

2010: Citroën Junior Team (Citroën C4), 11 rallyes, 10e du championnat

2011: Ice1 Racing (Citroën DS3), 9 rallyes, non-classé suite forfait en Australie