Nissan a annoncé vendredi son programme de course 2016. Le programme annoncé est intéressant, mais on vous en parle surtout pour ce qui ne s'y trouve pas.

Publié le 26 févr. 2016
Denis Arcand LA PRESSE

L'entreprise la plus osée de Nissan en course automobile, ces dernières années, était le prototype GT-R LM, une étonnante traction qui a roulé aux 24 heures du Mans en 2015. Contrairement aux autres écuries, qui ont toutes des voitures à moteur central, la GT-R LM Nismo est mue par un moteur avant. Avec son capot allongé, la voiture aurait fait une parfaite Batmobile pour Bruce Wayne.

Mais dans la vraie vie, au Mans, la voiture était trop lente; c'en était presque gênant.

Sans entrer dans les détails, l'architecture «tout en avant» du prototype mise sur la théorie suivante: oui, la voiture sera moins bonne qu'une propulsion dans les virages, mais cette faiblesse sera plus que compensée par une vitesse nettement supérieure dans les droits grâce à son aérodynamique et sa motorisation hybride: la GT-R LM Nismo est mue par un moteur V6 Cosworth-Nissan de 3 litres et un système de récupération d'énergie où un volant d'inertie (flywheel, en latin de garage) emmagasine l'énergie au freinage et la transfère aux roues arrière à l'accélération suivante. C'est ce système qui a très mal fonctionné aux 24 heures du Mans l'été dernier.

Peu après la seule et unique - et laborieuse - course disputée par la GT-R LM Nismo au Mans, Nissan a annoncé une «pause» d'une durée indéterminée dans son programme LMP1. Nissan planche sur des solutions pour améliorer la vitesse de la voiture et le milieu de la course automobile attend avec intérêt son retour.

Si on se fie au programme annoncé vendredi, qui ne mentionne aucunement la GT-R LM Nismo, ce ne sera pas cette année.

Quand même, il y a des choses intéressantes, voyez vous-mêmes ici.