Jacques Villeneuve, l'oncle, n'a pas été surpris par les déclarations de son neveu sur le Québec. Pas plus qu'il n'a été surpris de son retour en Europe, où il a grandi et fréquenté l'école.

Gabriel Béland
Gabriel Béland LA PRESSE

«Je pense qu'il n'a jamais été grand-chose, Jacques, sinon peut-être avant tout européen. Qu'il l'admette ou pas, c'est comme ça, dit le célèbre pilote de motoneige et frère de Gilles.

«Quand il est déménagé au Québec, je ne pensais pas que ça durerait. Quand t'as connu la facilité et le "moins cher" ailleurs, je ne pense pas que tu sois porté à rester ici à plein temps.»

Quoi qu'en dise son neveu, il estime que celui-ci n'a pas quitté le Québec à cause de son «ambiance morose», mais surtout pour payer moins d'impôt. «Il est parti avant tout pour l'impôt. Peut-être qu'il n'avait pas trop pensé à ça en s'installant ici. Il est venu ici avec son argent puis le gouvernement et l'impôt lui ont tapé sur les doigts.»

L'oncle, lui, ne songerait pas à quitter la province. «Je n'en ai rien à faire de ses déclarations, ce n'est pas mon opinion pour deux cennes. Y'a pas de meilleure place pour vivre qu'au Québec. En Europe, la vie n'est pas facile comme elle l'est ici, croit l'oncle. Peut-être que la vie est un peu moins facile ici quand on a beaucoup d'argent à cause de l'impôt. Peut-être que, quand on a beaucoup d'argent, on est mieux à Monaco.»

«Il n'est pas né dans le même berceau que le reste du monde», ajoute-t-il.

Peu importe, Jacques Villeneuve oncle est aujourd'hui sans nouvelles de son neveu. Leur relation a toujours été tumultueuse. Elle semble aujourd'hui inexistante.

«Il est déménagé et depuis, plus rien. Je n'ai pas de numéro pour le joindre. J'ai beau lui envoyer des courriels, il ne répond pas. Je n'ai jamais de nouvelles. Tant qu'à ça, il peut bien déménager. Je ne l'ai pas vu depuis des années. C'est sa mentalité. C'est bizarre, mais c'est son droit.»