L'Américain Levi Leipheimer, coéquipier de Lance Armstrong chez Astana, est bien parti dans sa quête d'une troisième couronne consécutive au Tour de Californie après sa deuxième place dans la 2e étape lundi, qui lui a permis de prendre le maillot jaune de leader.

Benoît Petit AGENCE FRANCE-PRESSE

Au général, Leipheimer possède 24 secondes d'avance sur l'Australien Michael Rogers (Columbia) et 28 sur l'Américain David Zabriskie (Garmin) alors qu'il reste six étapes à courir.

Lance Armstrong, ancien «boss» de Leipheimer chez US Postal en 2000 et 2001 qui a inversé les rôles le temps du Tour de Californie, a terminé à la 13e place de l'étape de 186 km remportée par son compatriote Thomas Peterson (Garmin), dont c'est la première victoire chez les pros.

Armstrong pointe à la quatrième place du général, à 30 secondes de Leipheimer. «Je n'étais pas super, a-t-il dit lundi. J'ai juste essayé de suivre le train.»

«Levi était intouchable, il a clairement montré qu'il est le meilleur dans cette course, a ajouté le septuple vainqueur du Tour de France. Il est incroyablement concentré sur cette épreuve et tellement bien entraîné, il veut gagner plus que tout.»Armstrong rechute

Après être tombé dimanche durant la 1re étape, le Texan a de nouveau chuté lundi, gêné par une moto photographe. Aucune conséquence pour l'Américain, qui est reparti et a été ramené dans le peloton par un coéquipier.

Leipheimer, parti seul à la poursuite d'un groupe d'échappés dans une ascension à 30 km du but, a fini la course avec Peterson calé dans sa roue et ne lui a pas disputé la victoire, le maillot jaune lui étant acquis.

Paco Mancebo, leader au matin après avoir remporté la première étape dimanche, a terminé dans le deuxième peloton, à deux minutes du vainqueur.

Les conditions - froid et pluie sur un parcours principalement côtier - ont encore été éprouvantes.

«Ouvrez grand votre robinet de douche avec de l'eau froide et restez dessous quatre heures, vous aurez une idée», a résumé Leipheimer.

«Popovych m'a bien lancé dans la montée finale, après j'ai tout donné jusqu'au bout, c'était Ave Maria!, a-t-il dit. Mais j'ai dû perdre 30 secondes dans les trois derniers kilomètres tellement j'étais fatigué par mon attaque.»

«Levi est parti et je me suis assis sur son porte-bagage jusqu'à l'arrivée, c'était facile», a indiqué Peterson, qui protégeait ainsi son leader Zabriskie. «Je ne lui en veux pas, a répondu Leipheimer, ça fait partie du cyclisme.»