L'ex-reine du sprint et championne olympique américaine, Marion Jones, déchue de ses titres pour dopage, a appelé les jeunes à éviter les pièges qui accompagnent le sport lors d'une visite en Serbie mardi au cours de laquelle elle fait la promotion de son livre.

AGENCE FRANCE-PRESSE

«J'ai fait un mauvais choix au début de ma carrière et payé un prix très élevé, mais je suis bien maintenant, je voyage à travers le monde pour transmettre le message que la vie est bien plus grande que le sport», a déclaré Marion Jones, sur les ondes de la Télévision nationale serbe (RTS) dont elle était l'invitée mardi matin pour la promotion de son livre «On the right track», paru en 2010.

«Dans la vie, il faut savoir se relever, se réinventer et se refaire une vie, c'est une des raisons de ma visite» en Serbie, a dit Marion Jones, dont les propos étaient rapportés en traduction simultanée.

Interrogée sur sa décision de reconnaître sa culpabilité, Marion Jones a assuré qu'elle avait été «difficile» à prendre: «J'ai compris que si je n'avais pas avoué, toute cette affaire serait revenue me hanter, moi et ma famille».

Marion Jones, 36 ans, a reconnu en 2007 avoir pris des stéroïdes au moins à partir de 1999, ce qui lui a coûté les cinq médailles olympiques qu'elle avait remportées aux Jeux de Sydney en 2000 ainsi que ses médailles des championnats du monde d'athlétisme de 2001.

En 2008, elle a été condamnée à six mois de prison ferme pour parjure.

Marion Jones, qui avait joué au basketball pour l'université de la Caroline du Nord, championne des États-Unis en 1994, avait rejoint le club de basketball du Shock de Tulsa en mars 2010.

Mais elle a été renvoyée par le club cet été, pour être remplacée dans l'effectif par Abi Olajuwon, 23 ans, fille de l'ancien grand joueur de la NBA, Hakeem Olajuwon.