La mort d'un coureur à moins d'un kilomètre de la ligne d'arrivée est venue assombrir le 21e marathon de Montréal, dimanche. Il s'agit du premier décès à survenir en plus de 10 ans sur le parcours.

Daphné Cameron LA PRESSE

La victime, qui était dans la trentaine, a souffert d'un arrêt cardiaque à l'angle des rues Viau et Sherbrooke. Les ambulanciers paramédicaux ont rapidement fait un massage cardiaque et des manoeuvres de défibrillation, en vain. Le décès de l'homme a été constaté à l'hôpital en milieu d'après-midi.

Pour l'instant, les autorités n'ont pas été en mesure d'expliquer ce qui a causé sa mort, ni de faire état de son état physique.

Robert Laflamme, participant à l'épreuve du 42,2 km et journaliste sportif à La Presse Canadienne, a été témoin des manoeuvres de réanimation alors qu'il terminait son parcours. À première vue, explique-t-il, le jeune homme semblait avoir un physique d'athlète.

«Ça m'a vraiment ébranlé, j'ai mis quelques heures à m'en remettre», a raconté le sportif de 46 ans qui en était à son 25e marathon. «Lorsque j'ai franchi la ligne d'arrivée et que j'ai retrouvé ma conjointe, j'ai éclaté en sanglots. Ça m'a fait beaucoup de peine, il était peut-être une minute en avant de moi.»

La dernière fois qu'une personne est décédée au marathon de Montréal remonte à avant les années 2000, a affirmé Julie Delorme, porte-parole du marathon. Il s'agissait d'un cycliste qui participait à l'ancien Festival de la santé.

Les secouristes d'Urgences-santé ont donné des soins à une quarantaine de personnes, en majorité en fin de parcours. Environ 25 personnes ont été transportées à l'hôpital. Elles souffraient principalement de difficultés respiratoires, de crampes, de pertes de conscience et de faiblesses.

«C'est considérable», a déclaré Guy Saint-Pierre, relationniste chez Urgences-santé. Selon ses explications, le facteur humidex élevé est à blâmer.

Le directeur général du marathon de Montréal, Bernard Arsenault, s'est désolé de la mort du jeune homme. Il a rappelé qu'il y avait déjà eu des années où il avait fait plus chaud et que personne n'était décédé.