Avec l’été qui arrive à nos portes, le Club roulera à un rythme ralenti pendant les prochaines semaines. Ce qui ne veut pas dire que nous n’attendrons pas vos questions avec enthousiasme !

Publié le 16 mai
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Question de temps

Lors de la télédiffusion des matchs de tennis, j’aimerais savoir pourquoi le chronomètre du temps accordé pour le service n’est pas affiché à l’écran. Est-ce parce que l’arbitre n’est pas obligé de sévir en cas de dépassement du temps ? Il serait intéressant de voir cette donnée. Les sports qui ont des chronomètres et où l’arbitre sévit, tels le basketball, pour effectuer une attaque, et le football américain, pour la mise en jeu, le font.

Stéphane Monarque

Réponse de Nicholas Richard 

Il est difficile de savoir pourquoi le chronomètre destiné à calculer le temps restant aux joueurs avant de servir n’est pas montré en tout temps à l’écran. Probablement un manque d’espace dans le cadre de l’écran ou le fait qu’il n’y ait pas de caméra consacrée uniquement à cette horloge. Toutefois, il est souvent mis en valeur lorsque des joueurs reconnus pour prendre leur temps pour servir sont en action, comme Rafael Nadal.

En temps normal, lorsque le joueur ou la joueuse n’a pas servi après le temps accordé de 30 secondes, l’arbitre donne un premier avertissement. Ensuite, pour chaque infraction, le joueur ou la joueuse perd un premier service. Néanmoins, depuis que les chronomètres sont en vigueur – depuis un peu plus de trois ans –, nous nous sommes rendu compte que les arbitres sont très peu sévères. Souvent, c’est le joueur adverse qui fait des récriminations en ce sens. Les arbitres ne veulent pas interférer trop souvent dans le cours d’un match et ils laissent parfois une, deux ou trois secondes supplémentaires. Il faut aussi souligner que la majorité des joueurs et des joueuses respectent l’horloge.

Du dopage… au golf ?

J’aime beaucoup regarder le golf à la télé. Y a-t-il déjà eu des cas de dopage au golf ? Tiger Woods aurait-il pu être disqualifié pour avoir consommé des antidouleurs pour soulager sa jambe amochée ?

André Cauvier

Réponse de Nicholas Richard 

Il est vrai que les cas de dopage dans le monde du golf et dans la PGA sont plutôt rares. Néanmoins, la PGA et l’Association de golf des États-Unis (USGA) sont très strictes sur l’usage des drogues et des produits dopants. La USGA a révisé sa politique antidopage en 2017. L’utilisation de certains médicaments est tolérée, mais doit être approuvée par un médecin. Lorsque des joueurs comme Tiger Woods utilisent des antidouleurs, selon les substances qui sont injectées, ils doivent être approuvés par un médecin et par la USGA. Il y a eu moins d’une dizaine de cas de dopage dans la PGA. Le cas le plus connu est celui de Vijay Singh, qui a été suspendu trois mois en 2013 après avoir admis qu’il avait déjà pris une substance interdite composée d’hormones de croissance.

Pourquoi tirer en premier ?

Je me demande pourquoi, en tirs de barrage, l’équipe locale choisit presque toujours de tirer en premier. Personnellement, je préférerais tirer en deuxième.

Jean Dufresne

Réponse de Simon-Olivier Lorange

Il y a en effet deux écoles de pensée, essentiellement philosophiques. On tentera de prendre les devants rapidement afin d’obliger l’adversaire à répliquer, ou encore on se laissera la chance d’égaler si jamais on encaisse le premier but. Il y a maintenant l’explication mathématique. Depuis que les tirs de barrage ont été instaurés, en 2005-2006, les tireurs marquent grosso modo à raison d’une fois sur trois. Donc le premier but prend de la valeur, car le tireur suivant a deux chances sur trois de rater son coup. Cela dit, avoir le choix ne fait pas gagner des matchs, car depuis 17 ans, les équipes locales et visiteuses se sont divisé en parts quasi égales les matchs décidés en tirs de barrage, avec un subtil avantage (50,7 % contre 49,3 %) au club sur la route.

CapFriendly à la rescousse

J’aimerais savoir quelle est la différence, sur des sites de référence comme CapFriendly, entre le cap hit et l’AAV, car les recrues ont souvent des AAV très variables. Par exemple, l’AAV de Cole Caufield est 1 308 333 $ (cap hit de 880 833 $) et celui de Nick Suzuki est de 1 325 833 $ (cap hit de 863 333 $).

Pascal Turcotte

Réponse de Guillaume Lefrançois 

Le cap hit tient seulement compte du salaire de base de même que des primes d’engagement (« bonis à la signature »). L’AAV (qui signifie Average Annual Value, soit la valeur moyenne annuelle) ajoute à ce calcul les bonis liés aux performances. Ces bonis s’appliquent principalement à deux types de contrats : les contrats d’entrée (comme ceux de Suzuki et de Caufield) et les contrats dits 35 ans et plus. Zdeno Chara, par exemple, a un cap hit de 750 000 $, mais un AAV de 1,5 million de dollars. Ces deux chiffres permettent donc de distinguer les sommes que le joueur est assuré de toucher et celles qu’il peut aller chercher en boni s’il atteint certains plateaux. Ces bonis comptent dans le calcul de la masse salariale d’une équipe. Cependant, un mécanisme de la convention collective permet de reporter à la saison suivante des bonis qui font en sorte qu’une équipe excède le plafond.