Pendant que les sports d'intérieur en groupe sont mis sur pause, comment faites-vous pour rester actifs et motivés ? À dire vrai, nous espérions une belle réponse de votre part, mais nous avons été ensevelis de belles histoires, de suggestions, de photos. Nous avons tout lu. Mais nous avons tellement reçu de courrier que nous avons décidé de vous présenter vos témoignages en deux parties. Donc, sans plus tarder, voici la première !

Publié le 9 janvier

Trucs de pro

Faire du vélo comme en plein été sans contact !

Avec le retour des températures froides et la COVID qui persiste, la plateforme de vélo en ligne Zwift permet de pratiquer la bicyclette avec n’importe quels athlètes dans le monde. Faire du vélo dans des conditions proches de la réalité en toute sécurité dans le confort de nos demeures. Il existe un groupe Facebook de plus de 6000 membres au Québec, JZQC (Je Zwift Québec), un lieu pour se trouver des sorties pratiquement tous les jours de tous les niveaux, distances et dénivelés, un incontournable pour passer la période COVID pour tout cycliste.

Pierre Heynemand

Témoignages

Dehors, le bonheur

PHOTO FOURNIE PAR LOUISE LALONGÉ

Patinoire aménagée sur le lac

Nous sommes retraités depuis presque 10 ans maintenant. Nous nous sommes établis dans la municipalité de Lac-Supérieur. Cette région nous offre un immense terrain de jeu. Nous pratiquons le ski de fond au magnifique Domaine St-Bernard et dans le parc du Mont-Tremblant. Les sentiers de randonnée nous permettent de varier nos marches par leur degré de difficulté et la distance à parcourir. Le mont Nixon, le Centenaire, la montagne d’Argent, la montagne Verte, les sentiers de la Grande Boucle Tremblant, Intercentre sont tous à proximité. Il est possible de patiner sur notre lac, où de bons Samaritains ont nettoyé un anneau. Nous faisons aussi du ski alpin à la station Mont Tremblant et pour pouvoir être avec notre petite-fille de quatre ans et demi, nous avons aussi notre laissez-passer de ski Les Sommets au mont Saint-Sauveur. Nous pouvons donc profiter de l’hiver en voyant nos proches à l’extérieur, en pratiquant la distanciation. La journée se termine parfois par un petit verre de vin autour du feu extérieur. Cela nous apporte beaucoup de chaleur intérieure.

Louise Lalongé

75 minutes, 3 fois semaine

Mardi, jeudi, samedi, ça sonne chez moi. Elle est là, mon amie, pour marcher. Soixante-quinze minutes de marche dehors, trois fois par semaine, soleil, neige ou pluie, depuis octobre 2020. Cela permet une structure, de la santé et la chance de discuter des Opinions de La Presse du jour !

Miriam Grassby

Compagnon canin

PHOTO FOURNIE PAR BRIGITTE PINSONNEAULT

Un feu qui réunit amis et voisins, au plus grand bonheur de Bear

Snowboard et raquette, randonnées avec mon chien ! Je suis un bébé d’hiver né en février… Mon mari et notre fils, nés en janvier ! C’est la plus belle saison et Bear est totalement d’accord. Depuis la pandémie, après les activités physiques, le feu nous permet de nous réunir entre amis et voisins, au plus grand bonheur de toutou !

Brigitte Pinsonneault

Patinoire sur le lac

Étant installés au chalet depuis le 20 décembre, nous avons fait une grande patinoire familiale sur le lac, avec nos enfants devenus adultes. D’abord un carré, agrémenté d’un anneau pour éviter de tourner en rond. Nous faisons des envieux autour du lac. Aussi avec nos multiples acres en montagne, nos pistes de raquette satisfont tous les goûts. Sans parler des balades à pied sur la neige. Même le chien y trouve son compte. L’échange de cadeaux de Noël, avec les grands-parents, s’est fait autour du feu cette année, avec des petites bouchées et un bon gin québécois ! Ce sont de très beaux moments que nous apprécions grandement en cette période difficile.

Martine Sauvé

Jogging au boulot

PHOTO FOURNIE PAR SARAH BACHAND

L’hiver, suffit de bien s’habiller pour profiter !

Je suis infirmière et donc très occupée. Je me rends au travail aller-retour en courant tous les jours à part lorsque je suis de garde. De cette façon, j’ai du temps pour moi et autant pour mes filles une fois rendue à la maison. Je cours été comme hiver, car les saisons sont magnifiques ! Il n’y a pas de mauvaise température pour être dehors. Il faut juste bien s’habiller ! Je n’ai jamais l’impression d’avoir assez d’énergie pour me rendre, mais après quelques minutes, je me sens bien et mon stress diminue. Mon parcours est magnifique et même après plusieurs années, je ne me tanne jamais !

Sarah Bachand

Karaté virtuel

Mes filles et moi continuerons nos cours de karaté en ligne avec l’excellent studio Samouraï. Ski de fond, glissade et promenades hivernales sont au rendez-vous avec leur papa. La pandémie et le confinement changent peu de choses, nous pratiquons des activités physiques et sportives autonomes plus qu’organisées. Chez nous, on ne bouge pas, nous sommes actifs !

Véro Marchand

B. class

Depuis cinq ans, j’offre chaque semaine, des sessions de b. class à un groupe de femmes extraordinaires. En personne, l’énergie que ça procure est incroyable. En attendant le retour à la normale, j’offre le programme virtuellement. Une passion qui est tellement devenue essentielle à mon équilibre de vie que j’ai le goût de la faire partager et découvrir à toutes. Oui, c’est un entraînement physique, mais c’est bien plus que ça ! C’est un moment pour nous, un temps d’arrêt dans une routine occupée, un laisser-aller qui libère l’esprit, une envie de bouger librement comme si personne ne regardait. La beauté de la b. class, c’est que ça devient tellement addictif qu’on n’a plus besoin de motivation pour vouloir rester active. Ça pique ta curiosité ? Suis-nous sur notre page Facebook The b. class-Québec. Il faut absolument l’essayer !

Guylaine Bonicalzi

Ski de fond urbain

On essaie de courir lorsque la chaussée n’est pas trop glacée et cette année, on s’est acheté des skis pour faire du ski de fond ! À Montréal ! Dans nos superbes parcs Maisonneuve, Pointe-aux-Prairies, Boucherville. On est vraiment gâtés ! On espère que la température sera clémente aussi. Sinon, j’ai fait l’année passée des cours de Zumba et de cardio-musculation en ligne avec notre prof qui nous entraînait en salle avant. Elle continue de le faire et nous envoie même les vidéos pour se reprendre quand on est disponible, et tout ça gratuitement. Vraiment sympa. Il y a plein de bonnes façons pour rester actif, lorsque ça ne me tente pas, je sors au moins faire le tour du quartier. Bonne forme !

Hassina Ainouche

Une demi-heure suffit

PHOTO FOURNIE PAR VALÉRIE LAURIN

« Une demi-heure suffit à aérer mes poumons, à me redonner de l’énergie, à mieux dormir le soir. »

Bonjour, depuis toujours, j’ai ce besoin d’être à l’extérieur et de bouger, peu importe la saison. Alors pour moi, la COVID (et je suis toujours mal à l’aise de l’avouer), ça ne m’affecte pas. Tous les jours, je sors. J’ai aussi appris à apprécier les journées plus courtes et la noirceur en sortant les soirs de semaine en hiver. Parfois je prends une marche avec un de mes garçons, parfois je vais courir. Pas besoin de sortir une heure, une demi-heure suffit à aérer mes poumons, à me redonner de l’énergie, à mieux dormir le soir. Si je passe quelques jours sans le faire, je le perçois dans mon humeur. C’est magique.

Valérie Laurin

Du vélo à pneus joufflus le long du canal de Lachine

PHOTO FOURNIE PAR ÉRIC BEAUCHEMIN

Éric Beauchemin, 51 ans, et son groupe adepte de fat bike

Bonjour, je pratique le fat bike, ou vélo à gros pneus joufflus, régulièrement depuis cinq ans. J’habite Pointe-Saint-Charles, juste en face du canal de Lachine, à la hauteur de l’ancienne Northern Electric. J’ai juste à traverser Saint-Patrick à pied et j’enfourche ma monture et je suis parti vers l’est le long du canal en direction du Vieux-Montréal, ou vers l’ouest jusqu’à Lachine… Je peux me créer une super boucle, car une grosse partie du canal est déneigée l’hiver par les petits tracteurs à chenilles. J’utilise le canal de Lachine les journées où je n’ai pas le goût de prendre la voiture pour aller pratiquer mon sport. Habituellement, je pratique mon sport aux Sentiers de l’Abbaye d’Oka et à Chanteclerc au mont Loup-Garou, où j’ai mon laissez-passer annuel. Quelques fois durant l’hiver, je vais à Québec aux Sentiers du Moulin et à Empire 47, qui sont mes deux endroits préférés pour le niveau de difficulté des pistes.

PHOTO FOURNIE PAR ÉRIC BEAUCHEMIN

Sa monture dans le Vieux-Montréal

Je fais plus de 50 sorties par hiver, car mon horaire de travail me permet d’avoir des congés dans la semaine. Le fat bike est une continuité du vélo de montagne qui est ma passion première. Souvent, je vais courir un petit 5 km en mode échauffement sur le canal de Lachine et après, chez moi, je fais des exercices de musculation fonctionnelle avec une planche d’équilibre (Extreme Balance Board et Skill Board) pour les jambes et le haut du corps. Ce sont deux outils très pratiques étant donné que le gym est fermé présentement dans le bâtiment où j’habite. Après mon training, je suis prêt à attaquer les montagnes avec mon fat bike ou le canal. À 51 ans, oui, je suis en excellente condition physique et mentale et tout ce sport me procure un bien-être incroyable, car l’activité physique génère beaucoup d’endorphine et fait baisser nos niveaux de cortisol. J’aime pratiquer ce sport en solitaire et en petit groupe quand j’ai besoin de socialiser. Jamais je n’utilise de trucs pour mesurer mes vitesses, temps à battre avec des applications comme Strava pour tenter de battre des records. Mon activité reste dans le plaisir et le ressenti de m’émerveiller d’être en nature et de pouvoir faire sortir cette énergie.

Éric Beauchemin