Incursion dans le monde de l'équitation, où la passion se conjugue de mille et une façons.

Mis à jour le 1er août 2018
Danielle Bonneau LA PRESSE

Pour l'amour du cheval

Toute jeune, Alexandra Gagnon a d'abord opté pour l'équitation classique. Elle faisait des compétitions en dressage depuis plusieurs années quand son fidèle compagnon, Major Tom, s'est mis à ralentir à cause de son âge. Ayant à l'oeil une pouliche qui avait été entraînée dans l'équitation western, elle a changé de discipline pour pouvoir atteindre un plus haut niveau. 

Elle s'est donc tournée vers le reining, où les cavaliers font des vrilles, des cercles rapides, des cercles lents, des volte-face et des arrêts en glissade en laissant des traces pouvant aller jusqu'à 20 pieds.

« Le reining demande beaucoup d'adrénaline et cela me plaît. C'est très impressionnant », indique l'entraîneuse qui a établi son école d'équitation dans l'Hôtel chevalin Héberno, à Mirabel.

« Les gens associent l'équitation western aux cowboys avec des éperons, qui vont vite et arrêtent soudainement, fait-elle remarquer. Mais sa force, c'est la communication avec le cheval sans contact dans la bouche ou avec les mains. On tient les rênes le plus lousse possible. »

Donnant des cours d'initiation à des enfants dès l'âge de 3 ans, elle constate que la popularité du sport augmente à mesure qu'il est plus connu. Sa clientèle est répartie également entre les enfants, les ados et les adultes. 

Les sports équestres sont divisés en quatre disciplines, qui renferment chacune divers types d'activités, explique Ève-Marie Frappier, directrice générale de Cheval Québec. Les plus populaires auprès de ses 16 000 membres sont l'équitation classique (saut d'obstacles, dressage, concours complet) et l'équitation western (reining, performance western, gymkhana). Suivent ensuite l'équitation de plein air (randonnée, voyage à cheval) puis l'attelage (attelage de plaisance, concours combiné d'attelage et derby d'attelage). 

« Il y en a pour tous les goûts, souligne-t-elle. Mais dans tous les cas, ceux qui pratiquent l'équitation sont en contact avec la nature et en relation avec un cheval. C'est cela qui est extraordinaire. Dans chaque discipline, c'est l'amour de la bête qui est la priorité. »

Pour petits et grands

Diverses disciplines peuvent se pratiquer à un niveau récréatif ou compétitif. C'est le cas de l'équitation classique, au Centre équestre des Mille-Îles (CEMI), à Laval. Une des plus importantes écoles d'équitation au Québec, le CEMI regroupe 400 cavalières et cavaliers de 3 ans à plus d'une soixantaine d'années.

« C'est tripant de voir les enfants avec leurs parents, qui apprennent à découvrir les chevaux », indique Lynne Lapointe, copropriétaire avec sa soeur Isabelle de l'entreprise fondée par leurs parents, en 1977. 

« Ici, les cavaliers peuvent être des bouts de chou ou des débutants, ils peuvent participer à des camps de jour, faire de la compétition, prendre un cours récréatif par semaine ou trois, s'acheter un cheval ou non, souligne-t-elle. Dans tous les cas, ils ont du coeur au ventre. Dans chaque cours, ils doivent donner leur maximum. Ils sont alors satisfaits et fiers d'eux. C'est ce qui est important. » 

Le sport attire en grande majorité les filles, constate l'entraîneuse. 

« Cela demande de la discipline et de la finition. Il faut se concentrer pour réussir. »

On retrouve davantage de garçons en équitation western que classique, note Ève-Marie Frappier, en précisant que le sport, à un niveau récréatif, revient moins cher que plusieurs le pensent. Selon les régions et les centres équestres, il en coûte de 30 $ à 45 $ pour une heure de cours. 

« Il faut aussi compter une demi-heure avant et une demi-heure après pour s'occuper de l'animal, ajoute-t-elle. Cela fait partie intégrante de l'activité. » 

Les centres équestres certifiés Équi-Qualité par Cheval Québec répondent à des normes en ce qui a trait à la sécurité des installations, le bien-être des chevaux et la certification du personnel enseignant, poursuit-elle. Il y en a une centaine dans diverses régions de la province. 

Tout au long de l'été, les cavaliers de diverses disciplines participent aux concours organisés dans différents centres équestres. Les plus grandes compétitions de reining, par exemple, sont présentées à Sorel et à Blainville. 

Le parc équestre olympique de Bromont, quant à lui, accueille d'importantes compétitions dans un nombre varié de disciplines : saut d'obstacles, chasse, dressage, concours complet, attelage, reining, endurance, voltige et para-équestre. 

« Le saut d'obstacles demeure le plus populaire, souligne le propriétaire Roger Deslauriers, qui organise les diverses compétitions. C'est davantage dans nos moeurs, ayant suivi aux Jeux olympiques Michel Vaillancourt en 1976, Mario Deslauriers en 1984 et évidemment le champion olympique Éric Lamaze. » 

Dans les différentes disciplines, la qualité des cavaliers et de leurs montures s'améliore, constate-t-il. « Il y a de nouveaux athlètes qui poussent. Il y en a plus qu'avant, de haut niveau. »

Photo Olivier Pontbriand, La Presse

Alexandra Gagnon

La monture de la seconde chance

En sports équestres, les cavaliers doivent à la fois maîtriser leur technique et posséder un cheval d'exception. Des heures et des heures d'entraînement sont nécessaires pour espérer faire sa marque. Voici quatre portraits d'athlètes passionnés, à différents stades de leur parcours.

Depuis quelques mois, François Lamontagne a les yeux fixés sur un seul objectif : être l'un des cinq écuyers qui représenteront le Canada aux prochains Jeux équestres mondiaux, en septembre en Caroline du Nord.

Malgré les importantes dépenses que cela comporte, il a décidé d'aller au bout de son rêve avec sa jument, Chanel du Calvaire. Il veut se rendre plus loin qu'avec Underground des hauts droits, avec qui il a représenté le Canada en 2012 à une épreuve de la Coupe des nations en Argentine. En partie grâce à ses deux parcours sans faute, l'équipe s'était classée au deuxième rang.

Propriétaire d'un centre équestre à Saint-Eustache et ne disposant pas du soutien financier de commanditaires, comme d'autres cavaliers de son niveau, il a reçu une offre d'achat de plus de 1 million pour Underground des hauts droits. Il n'a pas pu refuser. Rebaptisé Barron, son cheval de rêve a fait partie de l'équipe des États-Unis qui a remporté une médaille de bronze aux Jeux équestres mondiaux de 2014 et une médaille d'argent aux Jeux olympiques de 2016, à Rio.

Cinq ans plus tard, François Lamontagne se retrouve au même point avec sa jument, Chanel du Calvaire. Et cette fois-ci, il a choisi de foncer. En février, il a participé pour la première fois de sa vie à un concours de saut d'obstacles cinq étoiles à Ocala, en Floride.

« Ma jument est un peu moins facile à monter qu'Underground des hauts droits. Je pense qu'elle a le même potentiel. À 10 ans, elle commence à faire ses preuves. Dans deux ans, elle sera une bonne candidate pour les Jeux olympiques. »

En tant que membre de l'équipe canadienne de saut d'obstacles, dont fait partie Éric Lamaze, il a participé en avril dernier à deux épreuves de la Coupe des nations FEI Longines, le plus prestigieux concours organisé en Europe.

Il a voyagé avec sa jument, qui n'est jamais sortie de sa boîte. « Elle était dans un genre de conteneur, qui a été placé à l'arrière de l'avion, avec au moins une dizaine d'autres chevaux, explique-t-il. Je m'en suis occupé moi-même. Seulement pour l'aller, cela a coûté pas loin de 10 000 $. »

Lamaze, la référence

À son arrivée puis entre les compétitions en France et en Italie, il s'est entraîné avec Lamaze, champion olympique, dans ses installations en Belgique.

« Il est le meilleur cavalier du Canada, lance François Lamontagne. C'est une grande référence. Je me suis joint à son équipe. C'est une expérience extraordinaire. Si j'étais resté dans mon coin de pays, je n'aurais pas progressé de cette façon. Ma jument non plus. Ici, on se compare aux meilleurs. On n'a pas le choix de rehausser notre calibre. »

François Lamontagne et sa jument ont ensuite pris l'avion vers Calgary, où ils ont participé aux prestigieuses compétitions internationales présentées à Spruce Meadows, en juin et au début du mois de juillet.

« Cela se passe bien, estime-t-il. Il y a d'autres bons cavaliers et d'autres bons chevaux, et j'essaie de faire ma place. Je sais que ma jument est capable. Elle est courageuse, elle est combative, elle fait attention pour ne pas toucher aux obstacles quand elle saute. »

Il tente le tout pour le tout, et pourrait fort bien gagner son pari. Les noms des cinq cavaliers et cavalières qui représenteront le Canada aux prochains Jeux équestres mondiaux seront dévoilés le 20 août. À suivre !

PHOTO FOURNIE PAR FRANÇOIS LAMONTAGNE

François Lamontagne

La piqûre de l'attelage

Lorsqu'elle a essayé l'attelage, il y a 10 ans, Catherine Levasseur n'était pas certaine d'aimer cette activité, qui exige à la fois des compétences équestres et beaucoup d'habileté pour éviter des obstacles avec une voiture.

Faisant de l'équitation depuis l'âge de 9 ans, elle s'était spécialisée en dressage. Mais elle a vécu une révélation quand elle a participé à une première compétition avec son mari Richard Tremblay.

« J'ai eu la piqûre, indique la meneuse de 45 ans. J'applique l'entraînement en dressage pour améliorer ma jument, Fizz Forever, et la rendre plus performante. »

Au cours des derniers mois, elle a redoublé d'ardeur afin de se qualifier pour les Championnats du monde FEI d'attelage en simple, qui auront lieu à la fin du mois d'août à Kronenberg, aux Pays-Bas. « Ce serait la première fois, précise-t-elle. On croise les doigts pour que la jument se porte bien d'ici là. »

Trois jours d'épreuves

Tout concours combiné d'attelage se déroule sur trois jours, explique-t-elle. L'épreuve de dressage a lieu la première journée, le marathon avec des obstacles pour la voiture se tient le deuxième jour, tandis que l'épreuve de maniabilité, où la voiture doit passer à travers des cônes placés à une distance réglementaire, dans un temps déterminé, a lieu la troisième journée. Deux voitures différentes sont employées selon le type de compétition.

Pour se qualifier, Catherine Levasseur doit obtenir moins de 65 points de pénalité lors de l'épreuve de dressage, ce qui est extrêmement difficile à atteindre. Elle doit réaliser les trois épreuves sans être éliminée et avoir participé à au moins deux épreuves qualificatives dans l'année où se déroule le Championnat du monde.

En mars dernier, elle s'est donc rendue en Floride pour prendre part à la compétition Live Oak International, à Ocala, où elle a fini huitième. Elle a mieux fait en avril, au concours combiné d'attelage à Tryon, en Caroline du Nord, en se classant troisième. Elle a gagné d'autres points à l'International d'attelage de Bromont, en juillet, en finissant cinquième.

« Je me suis qualifiée pour faire partie de l'équipe du Canada, qui comptera trois équipes, dit-elle fièrement. Il nous reste un peu de temps, à mon mari et à moi, pour prendre une décision. On réfléchit. Il faut débourser au moins 40 000 $ pour se rendre là-bas. On est à la recherche de financement. En même temps, la jument est jeune. On se demande si c'est pertinent d'y aller cette année. »

«C'est un choix de vie»

En attendant, elle persévère dans son entraînement.

« C'est beaucoup de travail. Une fois par mois, je vais au New Jersey passer quelques jours chez mon entraîneur. Au retour, je mets en pratique ce qu'il m'a enseigné. »

« Nos chevaux sont chez nous, à Sainte-Sophie, ce qui représente une économie de temps et d'argent. »

« C'est un choix de vie, précise-t-elle. Quand on part en voyage, on part avec l'écurie au complet. On est dévoués à cela. C'est un travail d'équipe. Mon mari est assis derrière moi, il est le navigateur. Il m'aide à entraîner les chevaux, il conduit la remorque. C'est une belle façon de continuer à faire du cheval ! »

Peu importe la décision qu'ils prendront, une chose demeure certaine : ils s'assureront de continuer à avoir du plaisir.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

Catherine Levasseur

Le dépassement avant tout

Béatrice Boucher et sa mère, l'entraîneuse Isabelle Ouellet, forment un duo d'enfer. Leur passion ? Le dressage. Dans leur cas, c'est la fille qui a poussé sa mère à se dépasser.

La jeune cavalière de 20 ans se distingue depuis qu'elle est toute jeune dans les circuits de dressage. « J'ai essayé le saut d'obstacles, mais j'aime mieux la connexion qu'on a avec le cheval en dressage, explique-t-elle. C'est moins naturel pour lui de trotter sur place, piaffer, faire une pirouette au galop ou faire du galop arrière, en harmonie avec son cavalier. »

Sa mère et elle ont attiré l'attention de Linda Tétreault et de Claude Ménard, propriétaires de la ferme DeLys, à Ulverton, en Estrie, spécialisée dans l'élevage de chevaux de la race allemande hanovrienne pour le dressage et le saut d'obstacles.

« Isabelle, avec le travail de Béatrice, prend un rien et en fait quelque chose d'exceptionnel, constate Mme Tétreault. Un cheval qu'on paierait 5000 $ devient une monture qu'on pourrait vendre 75 000 $. Elles transforment un brin de paille en or. C'est pourquoi on est allés les chercher. Pour obtenir un bon prix pour des chevaux, il faut les mettre en valeur en participant à des concours. Sinon, les gens vont se tourner vers l'Europe. »

À la ferme DeLys, Béatrice entraîne quatre jeunes chevaux de 4 à 6 ans. Elle participe aussi à des compétitions sur le circuit de dressage avec les chevaux de la maison d'élevage. Cela l'a amenée à passer cinq mois à Wellington, en Floride, de novembre à avril. Avec sa propre monture Delfiano, qui a 15 ans et qu'elle loue d'un autre propriétaire, elle a par ailleurs remporté à Wellington une victoire en style libre dans la catégorie Jeune cavalier (de 16 à 21 ans).

En date du 31 mars, elle se classait ainsi au 20e rang du classement mondial de la Fédération équestre internationale (FEI), dans sa catégorie.

« Je forme une équipe formidable avec Delfiano, précise Béatrice. C'est un cheval de haut niveau. Nous nous sommes qualifiés pour représenter le Québec et le Canada à la plus grande compétition nord-américaine de dressage pour les jeunes, les North American Junior and Young Rider Championships, dans l'État de New York en août. »

Ce qu'elle aime avant tout ? « Amener chaque cheval à dépasser ses limites. »

Le rêve olympique

Tout en étudiant au cégep de Rosemont à distance, à temps partiel, Béatrice s'occupe des six chevaux qui se trouvent chez elle, dont trois lui appartiennent. Cet été, par ailleurs, elle participe aux compétitions organisées au Québec, pour prendre de l'expérience avec de jeunes chevaux de la ferme DeLys et les mettre en évidence.

« Une chance, j'ai ma mère pour m'aider, dit-elle. C'est elle qui chapeaute tout l'entraînement et voit quelles techniques fonctionnent, car chaque cheval est unique. Je mets en pratique ses programmes. Mais c'est ma dernière année en tant que jeune cavalière, sous sa tutelle. »

Elle rêve de se rendre jusqu'aux Jeux olympiques. « Il faut partir la roue pour développer le cheval qui va la mener là », indique Linda Tétreault, qui est prête à l'appuyer. Elle lui a donc fait choisir un poulain pour l'entraîner à cette fin. Linjia, ou son petit étalon, comme l'appelle Béatrice, est d'une belle lignée, solide, avec de gros os. Il bouge bien et devrait être très puissant.

« Il a une très belle suspension, indique la jeune femme. Quand il est dans les airs, il y a un temps d'arrêt. Il semble flotter. À 1 an, il a déjà une prestance. Ça promet. »

Photo François Roy, La Presse

Béatrice Boucher

La recrue

Pratiquement sept jours sur sept, quand elle n'est pas en compétition, Marie-Ève Pineault passe tous ses temps libres aux écuries Riverview, à Laval. La persévérance et l'ardeur de l'adolescente de presque 16 ans plaisent à sa mentore, Mélissandre Lincourt, qui est copropriétaire des écuries et qui y tient son école d'équitation.

« Quand elle est arrivée en août dernier, le talent naturel était facile à voir », indique la cavalière d'élite, qui était classée dans le top 20 au Canada en saut d'obstacles avant que sa monture, Just Stella, ne se blesse.

« Il fallait voir si elle avait aussi du coeur pour travailler. C'est là qu'est toute la différence. On fait alors de belles choses. »

Marie-Ève suit trois cours par semaine et s'entraîne pour deux concours : celui de la Médaille de l'équipe équestre canadienne, divisé en trois étapes (dressage, gymnastique et saut à obstacles) et réservé aux moins de 21 ans, ainsi que le championnat Maclay, compétition la plus prestigieuse pour les jeunes écuyers aux États-Unis.

Pour exceller, elle doit à la fois se démarquer dans des épreuves de précision et exécuter parfaitement des parcours avec des sauts atteignant 1 m. En mai, au parc équestre Caledon, en Ontario, elle s'est classée deux fois en deuxième place avec son cheval de 13 ans, Independence Day (Indy pour les intimes), qu'elle loue de sa propriétaire.

Ce qu'elle aime le plus ? « Des jours, dans des cours, je ne réussis pas à faire certaines choses et c'est super long avant que j'y parvienne, indique Marie-Ève. C'est un peu frustrant. Mais quand en compétition j'arrive à mettre ensemble tous les trucs que j'ai appris, cela vaut la peine. »

«Ce sont de vrais passionnés»

Voyant les compétitions équestres (et les dépenses) se multiplier, les parents de la jeune fille ont dû mettre cartes sur table et indiquer qu'ils n'avaient pas les moyens de tout payer. Surtout que leur fils de 13 ans, Félix, s'entraîne et participe aussi à des concours équestres. Ils en sont venus à une entente.

« Si elle peut travailler pour persévérer dans son sport, c'est hyper motivant, indique Mélissandre Lincourt. Ses parents sont là pour l'aider, ce sont de vrais passionnés. »

Marie-Ève a été engagée comme travailleuse étudiante. Cet été, tout en participant à une douzaine de concours aux États-Unis et en Ontario, elle s'occupe, avec deux autres employés, de chevaux de haut niveau, dont plusieurs appartiennent à des clients de Mélissandre Lincourt, qui font aussi des compétitions. Elle traite les chevaux avec le même soin que des athlètes (utilisation de machines et de couvertures thérapeutiques, bandages, glace, etc.).

Elle étudiait jusqu'à cette année au collège Regina Assumpta et elle terminera son secondaire au Collège de Montréal afin de faire partie du programme sport-études. Elle pourra ainsi s'absenter l'hiver prochain pour demeurer pendant trois mois en Floride, où elle étudiera la moitié de la journée tout en travaillant et en pratiquant son sport. Un autre genre d'apprentissage !

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

Marie-Ève Pineault