Comme Rebecca Marino, des centaines d'athlètes sont insultés et menacés sur les réseaux sociaux. En un seul clic, des internautes malveillants s'en prennent à la couleur de leur peau et à leur orientation sexuelle présumée, ou montent en épingle une erreur coûteuse.

Pascal Milano LA PRESSE

Tom Daley, plongeon

Après avoir raté de peu le podium du dernier concours olympique de plongeon synchronisé à 10 m, le Britannique Tom Daley, âgé de 18 ans, a reçu une autre gifle sur Twitter. «J'espère que tu sais que tu as laissé tomber ton père», a écrit un utilisateur en faisant allusion au récent décès du parent de l'athlète. Il a poursuivi son oeuvre malicieuse en menaçant Daley de le noyer dans une piscine. Quelques heures plus tard, le jeune homme de 17 ans sévissant sous le pseudonyme @rileyy_69 a été arrêté à Weymouth, dans le sud-ouest de l'Angleterre.

Joel Ward, hockey

L'ailier des Capitals de Washington a mis fin à la série contre les Bruins de Boston en inscrivant le but vainqueur lors de la prolongation du septième match, en 2012. L'élimination a été mal reçue à Boston où de nombreux partisans se sont servis de Twitter pour l'inonder de propos racistes. Ce type d'insulte est malheureusement le plus répandu dans le monde du sport, peu importe les continents. En soccer, le milieu défensif de Chelsea, John Obi Mikel, a quitté Twitter après une série d'insultes. Fabrice Muamba, qui avait survécu à un arrêt cardiaque, a aussi été pris à partie.

Kyle Williams et David Akers, NFL

Les deux joueurs des 49ers de San Francisco ont été victimes de l'excessive passion des partisans de la NFL. Après avoir commis deux énormes bourdes lors du match de championnat de la NFC, Williams a reçu plusieurs menaces de mort; un hurluberlu a même souhaité la mort de toute sa famille. De son côté, le botteur a goûté à la même médecine après avoir raté une tentative de placement, en décembre dernier. «Espèce de tapette, si tu rates un autre placement, ta vie sera sur le point de s'achever», lui a-t-on écrit.