(New York) Le New York Times, nouvel acquéreur du jeu en ligne à sensation Wordle, a retiré de la liste des solutions possibles plusieurs mots jugés soit offensants soit inaccessibles au grand public, a confirmé mardi le groupe de médias.

Publié le 15 février
Agence France-Presse

« Nous mettons à jour au fur et à mesure la liste de mots et retirons les mots obscurs dans le but de garder le puzzle accessible à plus de gens, ainsi que les mots blessants ou grossiers », a affirmé Jordan Cohen, directeur de la communication du New York Times dans un communiqué à l’AFP.

Le groupe de médias avait acquis fin janvier le jeu en ligne viral pour plusieurs millions de dollars.

Le site Boingboing.net avait rapporté vendredi qu’étaient notamment purgés à présent les grossiers « pussy » (chatte) et « whore » (putain), ou encore les jugés abscons « pupal » (nymphal) et « agora ».

Les internautes se sont aperçus de ce changement en continuant de jouer sur l’ancienne plateforme de Wordle après sa migration sur la plateforme du New York Times.

Les joueurs, qui n’avaient pas mis à jour la page du jeu, ont ainsi conservé l’ancienne liste, tandis que ceux jouant sur la nouvelle page avaient une liste et donc une solution différente à certains mots du jour.

Cinq lettres, six essais, et un seul mot à découvrir par jour : la formule de Wordle est simplissime, mais le jeu en ligne est devenu un phénomène en seulement quatre mois.

Il est aujourd’hui pratiqué par plusieurs millions d’internautes et connaît une telle popularité qu’il a donné lieu à certaines situations cocasses.

La semaine dernière, une octogénaire américaine a ainsi été sauvée d’une prise d’otage de plusieurs heures après que sa fille s’est aperçue qu’elle ne lui avait pas envoyé son résultat du jour à Wordle.