(Paris) Le houx, le gui et le poinsettia, utilisés comme décoration à Noël et au jour de l’An, sont des plantes toxiques, et leur ingestion par des enfants ou des animaux peut provoquer des symptômes plus ou moins graves en fonction des quantités, avertit mardi l’Anses.

Agence France-Presse

Chaque année, les centres antipoison reçoivent « entre 60 et 80 appels pour des enfants de moins de 15 ans qui ont accidentellement mis à la bouche des baies de houx », dont 40 % lors des fêtes de fin d’année, précise l’Agence nationale de sécurité sanitaire dans un communiqué.

Bien que toxiques, les feuilles de houx, bordées de piquants, sont rarement en cause dans les intoxications, contrairement aux baies. L’ingestion d’une ou deux petites boules rouges ne provoque que des troubles digestifs « mineurs », mais au-delà, ils peuvent être « plus prononcés » : salivation importante, vomissements et diarrhées persistantes, voire neurologiques comme de la somnolence ou des convulsions.

Même toxicité pour les chiens et les chats

Le gui, autre plante hivernale sous laquelle la coutume veut qu’on s’embrasse au Nouvel An, est également toxique — ses feuilles davantage que ses baies blanches. Les centres antipoison reçoivent une quarantaine d’appels par an pour des ingestions, dont les trois-quarts entre novembre et janvier, précise l’Anses.

Les symptômes peuvent être graves, comme des troubles cardiaques si une grande quantité est avalée. Le gui peut même être mortel s’il est consommé par les animaux domestiques et herbivores des pâturages (vaches, moutons…).

Quant au poinsettia, « l’étoile de Noël » aux feuilles rouge flamboyant, pas de panique s’il est mâchouillé par un enfant, mais les conséquences sont plus importantes chez les animaux.

Si un enfant ingère l’une de ces plantes d’ornement, il faut lui nettoyer la bouche avec un linge mouillé, ne surtout pas le faire boire, et appeler le centre antipoison. Pour un animal, l’Anses recommande d’appeler le centre antipoison vétérinaire.