Jusqu’à la fin de l’année, des personnalités nous parlent des cadeaux étonnants qu’elles ont reçus dans le passé.

Samuel Larochelle Samuel Larochelle
Collaboration spéciale

Des années avant de se transformer en Passe-Montagne, Jean-François Pronovost aimait se déguiser en chevalier. À 7 ans, ses parents ont réalisé l’un de ses plus grands rêves de petit garçon en lui offrant une épée en plastique. Un cadeau qu’il a obtenu après avoir fourni un effort non négligeable. « Dans ma famille, on regardait Fort Boyard ensemble et on n’obtenait aucun de nos cadeaux uniquement en les déballant, se rappelle-t-il. Il fallait faire des épreuves pour les avoir. Quand mes parents m’ont donné l’épée, elle était prise dans un truc en mousse avec des livres. C’était vraiment difficile à récupérer. »

Après avoir réussi son défi, il a joué avec son arme inoffensive durant des heures et des heures avec ses amis. « Je portais plein de ceintures et cette épée était toujours avec moi. Ça m’a permis de développer mon imaginaire à cet âge-là. » Des années plus tard, ses parents lui ont offert une vraie épée à Rocamadour, une ville médiévale à flanc de falaise, en France. Par la suite, il s’est acheté lui-même une épée au Musée de la civilisation de Québec. « Elle a coûté une centaine de dollars : c’était une grosse dépense pour moi en tant qu’ado. Mais j’aimais vraiment ça ! J’étais très geek, je jouais aux jeux vidéo et je faisais des activités de grandeur nature jusqu’à ce que je franchisse la vingtaine. »

Il a quitté cet univers en réalisant qu’une nouvelle passion était née en lui.

« Au début, je pensais que les grandeurs nature alliaient mes intérêts pour le jeu et l’époque médiévale, mais j’ai réalisé que j’aimais avoir l’attention et être sur scène dans la peau d’un personnage pendant une heure ou deux. Pas durant tout un week-end. » Ayant l’habitude de voir des spectacles à la Maison théâtre de Montréal avec sa famille, il avait un vif intérêt pour la dramaturgie. « On habitait à Granby, mais c’était important pour nos parents de nous mettre en contact avec le théâtre. Ils nous faisaient choisir les pièces. Dès qu’il était question de chevaliers ou de dragons, je choisissais ça. »

Aujourd’hui comédien professionnel, il s’est défait des fameuses épées qui le faisaient jadis rêver. « Mon plus jeune cousin a eu une passe semblable et je les lui ai prêtées pendant un bout. Ensuite, je les ai données au garçon d’un couple de comédiens avec qui j’ai joué. C’est un petit gars de 8 ans qui tripe sur les chevaliers. » Comme ses parents, Jean-François Pronovost avait imaginé une mise en scène autour du cadeau. « J’avais préparé une espèce de cérémonie d’adoubement de chevalier. Le petit gars capotait ! »