Du bois naturel et même grisonnant en milieu urbain? Pourquoi pas? C'est d'ailleurs ce qui fait le charme de cette nouvelle maison contemporaine habillée de cèdre local et située au coeur de Montréal.

Publié le 28 sept. 2012
Lucie Lavigne LA PRESSE

Dans le quartier Villeray, l'architecte Catherine Milanese a conçu une maison unifamiliale de deux étages sur le site d'une maisonnette délabrée d'un seul niveau et sans valeur patrimoniale. Plutôt que d'opter pour un revêtement métallique ou en fibrociment, elle a privilégié du cèdre blanc pour couvrir les façades latérale et arrière de cette habitation jumelée. Seul un scellant a été posé sur le bardage de bois afin d'uniformiser son grisonnement. Un phénomène naturel qui effraie bien des propriétaires, non?

«Étonnamment, le grisonnement du bois plaît dans les lieux de villégiature, comme Cape Cod, note l'architecte. Alors pourquoi ne pourrait-il pas être apprécié en ville?»

Cette dernière fait également remarquer que lorsque le bois, même brut comme celui utilisé dans ce projet, est bien installé et que les accumulations d'eau sont évitées, sa durée de vie est prolongée.

«Vivant, le bois est un matériau qui évolue au fil des ans, ce qui le rend très intéressant et, par la même occasion, dynamise le parement», conclut Catherine Milanese.